‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 2)Chapitre 103 sur 188 · Le Sourcilleux, M. Daubenton , Encyclopédie méthodique · texte numérisé non relu

Le Sourcilleux, M. Daubenton , Encyclopédie méthodique

Lacerta superciliosa. 4. Linn., Amphibia reptilia. Seba, musæum, tome I, planche 109, fig. 4, et planche 94, fig. 4.

dont le quatrième doigt égale la tête en longueur; les ongles sont forts et crochus; les écailles, dont tout le corps est recouvert, sont très petites , inégales en grandeur, mais toutes relevées par une arête longitudinale, et placées les unes au dessus des autres, comme les écailles de plusieurs poissons. La couleur générale des sourcilleux esi d’un brun clair tacheté de rouge plus ou moins foncé ; la longueur totale de l'individu que nous avons décrit, et que l’on conserve au Cabinet du Roi, est d'un pied. Comme les doigts de ces lézards sont très longs et très divisés, leurs habitudes doivent approcher à beaucoup d’égards de celles de la dragonne. On dit qu’ils poussent des cris qui leur servent à se rallier.

Au reste , ce caractère très apparent d’écailles relevées, cette sorte d’armure, qui donne un air distingué au lézard qui en est revêtu, et que nous trouvons ici pour la seconde fois, n’a pas été uniquement accordé au sourcilleux et à la dragonne. Il en est de ce caractère comme de tous les autres, dont chacun est presque toujours exprimé avec plus ou moins de force, dans plusieurs espèces différentes. Cette crête, que nous venons de remarquer dans le sourciileux , sert aussi à défendre ou parer la tête-fsurchue, l'iguane, le basilic, etc. Non seulement même elle a des formes différentes dans chacun de ces lézards; non seulement elle présente tantôt des rayons allongés, tantôt des lames aiguës, larges et très courtes, etc., mais encore elle varie par sa position : elle s'élève en rayons sur tout le corps du Basilic, depuis

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