‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 2)Chapitre 105 sur 188 · LE LARGE-DOIGT · texte numérisé non relu

LE LARGE-DOIGT

Anolis principalis, MErr. — Lacerta principalis, Lixx. — Xiphosurus principalis, Firz.

Les caractères distinctifs de ce lézard qui se trouve dans les Indes, sont d’avoir la queue deux fois plus longue que le corps, comprimée, un peu relevée en carène par dessus , striée par dessous, et divisée en plusieurs portions, composées chacune de cinq anneaux de très petites écailles. Il a, sous le cou, une membrane assez semblable à celle de l’iguane, mais qui n’est point dentelée. À chaque doigt, tant des pieds de devant que des pieds de derrière, l’avantdernière articulation est par dessous plus large que les autres, et c’est de là que M. Daubenton a tiré le nom que nous lui conservons. La tête est plate et comprimée par les côtés ; le museau très délié ; les ouvertures des narines sont très petites, ainsi que les trous des oreilles.

1. Le Large-doigt. M. Daubenton, Eneyclopédie méthodique. Lacerta principalis, 7. Linn., Amphib. rept.

DU BIMACULÉ, 241

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LE BIMACULÉ.

Anolis bimaculatus, Dauv., Merr. — Lacerta bimaculata, SparrM. — [guana bimaculata, LaTr. — Xiphosurus bimaculatus, Firz.

Nous devons la connoissance de cette nouvelle espèce de lézard à M. Sparrman , savant académicien de Stockholm, qui en a décrit plusieurs individus envoyés de l'Amérique septentrionale, par M. le docteur Acrélius, à M. le baron de Géer!; quelques uns de ces individus avoient le dessus du corps semé de taches noires; tous avoient de grandes taches de la même couleur sur les épaules; et c'est ce qui leur a fait donner, par M. Sparrman, le nom de Bimacules. La tête de ces lézards est aplatie par les côtés; la queue est comprimée et deux fois plus longue que le corps. Tous les doigts des pieds de devant et de ceux de derrière, excepté les doigts extérieurs, sont garnis de lobes ou de membranes qui en élargissent

1. Mémoires de l’Académie des Sciences de Stockholm, année 1784. Troisième trimestre , page 169.

242 HISTOIRE NATURELLE la surface, et qui donnent au bimaculé un nouveau rapport avec le large-doigt.

Suivant M. le docteur Acrélius, le bimaculé n'est point méchant, il se tient souvent dans les bois, où il fait entendre un sifflement plus ou moins fréquent. On le prend facilement dans un piége fait avec de la paille, qu'on approche de lui en sifflant, et dans lequel il saute et s'engage de lui-même. La femelle dépose ses œufs dans la terre. On le trouve à Saint- Eustache et dans la Pensylvanie. Le fond de sa couleur varie : il est quelquefois d’un bleu noirâtre.

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