‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 2)Chapitre 123 sur 188 · L’Agame. M. Daubenton , Encyclopédie méthodique · texte numérisé non relu

L’Agame. M. Daubenton , Encyclopédie méthodique

Lacerta Agama, 28. Linn., Amphib. rept.

Gronov. Zooph. 15, N. 54.

Séba, Tome 1, planche 107, fig. 3.

Iguuna cordylina, 67; et Iguana salamandrina, 68. Laurenti spceimen medicum,

du galéote , avec lequel il est aisé de le confondre, c'est que ses couleurs paroissent plus pâles, que son ventre semble moins strié, et que les écailles qui garnissent le derrière de la tête sont comme renversées et tournées vers le museau. Le mâle ne diffère de la femelle qu’en ce que sa crête est composée d’écailles plus grandes, et se prolonge davantage sur le dos. D'ailleurs il n’y a point d’épines latérales sur le cou de la femelle ; mais on en voit de très petites sur les côtés du corps, et celles qui défendent la queue et les parties antérieures du dos sont plus aiguës que sur le mâle. Suivant Séba, ce lézard se plaît au milieu des eaux. Nous présumons que c’est à cette espèce qu'il faut rapporter le lézard représenté dans l’ouvrage de Sloane, planche 275, figure 21, ainsi que celui que Browne a dit être commun à la Jamaïque, et dont il fait une cinquième espèce?. Nous croyons

1. Lacertus major e viridi cinereus, dorso crista breviort donato. Ce lézard se trouve en très grand nombre dans les bois de la Jamaïque ;: il diffère très peu du Guana (Iguane ) ; mais il est plus petit, sa couleur est plus verte, et il a, le long du dos, une crête plus courte. Il pond des œufs moins gros que les œufs de pigeon. Sloane, vol. IT, page 353.

2. Lacerta, 5 minor viridis cauda squamis erectis cristata. The Guana lizard ; and blue lizard of Edwards. Ce lézard est très commun à la Jamaique ; il paroît en général d’un beau vert; maïs sa couleur change suivant sa position, ainsi que celle des animaux de son genre ; il sem. ble même qu'elle est plus variable que celte des autres lézards, et qu'elie prend plutôt les différentes næwances qu'elle présente, suivant l'endroit où il se trouve. Son corps est couvert d’écailles légères ; mais celles qui sont au dessus de la queue, sont relevées et forment une petite crête qui a quelques rapports avec celle du Guana (Iguane ); sa longueur excède rarement neuf ou dix pouces; il est très doux. Browne, page 463.

DE L'AGAME. 271 devoir encore regarder comme un agame le lézard bleu d'Edwards!; et ces Lrois lézards ne nous paroissent être tout au plus que des variétés de celui dont il est question dans cet article.

1. « Le lézard bleu est fort particulier, à cause de la structure de » ses doigts, qui ont de petites membranes qui s'étendent de chaque côté, non pas de la nature de celles que les oiseaux aquatiques ont

aux pattes ; mais plutôt comme certaines sortes de mouches en ont, » qui agissent par voie de succion : ainsi, je conçois que ces membra- » nes leur servent à se tenir et à marcher sur la surface unie des » grandes feuilles des arbres et des plantes : il a une petite élévation » sur Le dos, en forme de sillon qui règne tout du long, jusqu'à la » queue, où elle devient dentelée : tout le dessus du corps est bleuâtre, » varié transversalement de nuances plus claires et plus foncées : le » dessous en est d’une couleur de chair pâle. » Glanures d'Histoire naturelle, par Edwards, page 74, pl. 245. Le lézard, décrit par Edwards, ayant été apporté dans de l’esprit-de-vin , de l'île de Nevis, dans les indes occidentales , il ne seroït pas surprenant que sa couleur eût été altérée, et de verte fût devenue bleue; j'ai vu souvent la couleur de plusieurs lézards conservés dans de l’esprit-de-vin, changer ainsi du vert au bleu.

æe 59680 Be49 80 8-40 6088 60, 50P0D0 Do Poe Papas POPIDE Do.50E0 6000820600 HOHO SHOT EE OPI IC DCHO

Page 1