Le Tapaye. M. Daubenton, Encyclopédie méthodique
Lac. orbicularis, 23. Linn., Amphib. rept. Lacerta cauda tereti mediocri, vertice trimuricato abdomine subrotundo.
Rai, Synopsis Quadrupedum, page 263. Tapayaxin , seu Lacertus orbicularis.
Séba, mus. 1, planche 100, fig. 6.
Cordylus hispidus, 79. Laurenti specimen medicum.
sales sous le ventre; la queue est courte, les doigts sont recouverts d'écailles par dessus et par dessous: le fond de la couleur est d’un gris blanc plus ou moins tacheté de brun ou de jaunêtre. Il y a dans cette espèce une variété distinguée par la forme triangulaire de la tête, assez semblabie à celle du caméléon, et par une sorte de bouclier qui en couvre le dessus. On a donné aussi le nom de Tapaxin au stellion qui habite en Afrique ; et comme le stellion et le tapaye ont des piquants plus ou moins grands et plus ou moins aigus, il n'est pas surprenant que des voyaeurs aient, à la première vue, donné le même nom à deux animaux assez différents cependant par leur conformation, pour constituer deux espèces distinctes. Le tapaye n’est point agréable à voir; il a, par la grosseur et presque toutes les proportions de son corps, une assez grande ressemblance avec un crapaud qui auroit une queue, et qui seroit armé d’aiguillons. Aussi Séba lui en a-t-il donné le nom : mais sa douceur fait oublier sa difformité, dont l'effet est d’ailleurs diminué par la beauté de ses couleurs. Il semble n'avoir de piquants que pour se défendre; il devient familier ; on peut le manier sans qu'il cherche à mordre ; il a mème l'air de désirer les caresses ; et l'on diroit qu'il se plaît à être tourné et retourné. Il est très sensible dans certaines parties de son corps, comme vers les narines et les yeux, et les voyageurs
1.« B. Lacerta cauda tereti brevi, trunco subgloboso supra muricato. » Linn., Amphibia reptilia 122, 25.
Séba, mus. 1, planche 85, figures 1, 2.
Cordylus orbicularis, 78. Laurenii specimen medicum.
DU TAPAYE. Ga assurent que, pour peu qu'on le touche dans ces endroits, on y fait couler le sang. Il habite dans les
Y . ° . . ji montagnes. Cet animal, qui ne fait point de mal pendant sa vie, est utile après sa mort ; on l’'emploie avec succès en médecine, séché et réduit en poudre.