Hasselquist. Voyage déjà cité
ob
LA DOUBLE-RAÏE”.
Scincus punctatus , Scunein., MErr. — Lacerta punctata, Lin. — Séellio punctatus , Laur. — Scincus bilineatus, Latr. — Lacerta bilineata, Succow.
CE lézard, que l’on rencontre en Asie, est communément très petit; la queue est très longue, relativement au corps; deux raies d’un jaune sale s’étendent de chaque côté du dos, qui présente d’ailleurs six rangées longitudinales de points noirâtres. Ces points sont aussi répandus sur les pieds et sur la queue, et ils forment six autres lignes sur les côtés : le corps est arrondi et épais. Séba avoit reçu de Ceylan un individu de cette espèce : suivant cet auteur, les œufs de ce lézard sont de la grosseur d’un petit pois?.
:. La Double-Rate. M. Daubenton , Encyclopédie méthodique. Lac. punctata, 38. Linn., Amphib. reptilia.
Séba , tome IT, planche 2, fig. 9.
Stellio punctatus, 96. Laurenti specinen medicum. 2. Séba , à l'endroit déjà cité.
Fr
Plax. Quedrup oi
1 LE SPUTATEUR __ 2 LE CECKO A GOUTTELETTES 3 LATRTE PLATE Se
DU SPUTATEUR. 971
E 33 ab D 700080 0DEDOS0 PAPROAPEHEPIDAT PIE PETOPOTELEB SE EEE
LE SPUTATEUR.
Gekko Sputator, Larr., Merr. — Lacerta Sputalor, Sparm. — Séellio Sputator, Scanein. — Anolis Sputator, Daup.
Nous avons décrit ce lézard d’après un individu envoyé de Saint-Domingue à M. d’Antic, et que ce naturaliste a bieu voulu nous communiquer. Sa lonsueur totale est de deux pouces, et celle de la queue d’un pouce. Il n’a point de demi-anneaux sous Île corps; toutes ses écailles sont luisantes; la couleur en est blanchâtre sous le ventre, et d’un gris varié de brun foncé sur le corps. Quatre bandes transversales d’un brun presque noir règnent sur la tête et sur le dos; une autre petite bande de la même couleur borde la mâchoire supérieure, et six autres bandes semblables forment comme autant d’anneaux autour de la queue. Il n'y a pas d'ouverture apparente pour les oreilles ; la langue est plate, large et un peu fen-
1. Lucerta Sputator. M. Sparman, Mémoires de l’Académie des Sciences de Stockholm , année 1784, second trimestre, foi. 164.
due à l'extrémité. Le sommet de la tête et le dessus du museau sont blanchâtres, lachetés de noir; les pattes variées de gris, de noir ei de blanc; ilvyaà chaque pied cinq doigts, qui sont garnis par dessous de petites écailles, et terminés par une espèce de pelote ou de petite plaque écailleuse , sans ongle sensible.
M. Sparman a déjà fait connoître cette espèce de lézard, dont il a trouvé plusieurs individus dans le cabinet d’histoire naturelle de M. le baron de Géer. donné à l’Académie de Stockholm! Ces individus ne diffèrent que très légèrement les uns des autres, par la disposition de leurs taches ou de leurs bandes. Ils avoient été envoyés, en 17955, à M. de Géer par M. Acrelius, qui demeuroit à Philadelphie, et qui les avoit reçus de Saint- Eustache.
M. Acrelius écrivit à M. de Géer que le sputateur habite dans les contrées chaudes de l'Amérique; on l’y rencontre dans les maisons, et parini les bois de charpente : on l’y nomme #ood-Slave. Ce lézard ne nuit à personne lorsqu'il n’est point inquiété; mais il ne faut l’observer qu'avec précaution, parce qu'on l'irrite aisément. Il court le long des murs; et si quelqu'un, en s’arrêtant pour le regarder , lui inspire quelque crainte, il s'approche autant qu'il peut de celui qu'il prend pour son ennemi, il le considère avec attention, et lance contre lui une espèce de crachat noir assez venimeux, pour qu'une petite goutte fasse enfler la partie du corps sur laquelle elle tombe. On guérit celte enflure par le moyen de les-
1. Mémoires de l’Académie de Stockholm , à l'endroit déjà cité.
DU SPUTATEUR: 375 prit-de-vin ou de l'eau-de-vie avec du sucre , mélés de camphre, dont on se sert aussi en Amérique contre la piqûre des scorpions. Lorsque l'animal s'irrite, on voit quelquefois le crachat noïr se ramasser dans les coins de sa bouche. C’est de la faculté qu’a ce lézard de lancer par sa gueule une humeur venimeuse, que M. Sparman a tiré le nom de Sputator qu'il lui a donné , et qui signifie cracheur. Nous avons cru ne devoir pas le traduire, mais le remplacer par le mot Sputateur qui le rappelle. Ce lézard ne sort ordinairement de son trou que pendant le jour. M. Sparman a fait dessiner de très petits œuis cendrés, tachetés de brun et de noir, qu'il a regardés comme ceux du sputateur, parce qu'il les a trouvés dans le même bocal que les individus de cette espèce, qui faisoient partie de la collection de M. le baron de Géer.
Nous croyons devoir parler ici d’un petit lézard semblable au sputateur par la grandeur et par la forme. Nous présumons qu'il n’en est qu’une variété, peut-être même dépendante du sexe, Nous l'avons décrit d’après un individu envoyé de Saint-Domingue à M. d’Antic avec le sputateur; et ce qui peut faire croire que ces deux lézards habitent presque toujours ensemble, c’est que M. Sparman l’a trouvé dans le même bocal que les sputateurs de la collection de M. de Géer! : aussi ce savant naturaliste pense-t-il comme nous, qu'il n'en est peut-être qu'une variété. L'individu que nous avons décrit a deux pouces deux lignes de longueur totale, et la
1. Mémoires de l’Académie des Sciences de Stockholm, année 1784,
second trimestre.
LACÉPEDE. IL. 24
queue quatorze lignes; il a, ainsi que le sputateur, le bout des doigts garni de pelotes écailleuses, que nous n'avons remarquées dans aucun autre lézard. Sa couleur, qui est le seul caractère par lequel il diffère du sputateur, est assez uniforme ; le dessous du corps est d’un gris sale, mêlé de couleur de chair, et le dessus d’un gris un peu plus foncé, varié par de très petites ondes d’un brun noirâtre, qui forment des raies longitudinales. L'individu décrit par M. Sparman différoit de celui que nous avons vu, en ce que le bout de la queue étoit dénué d’écailles, apparemment par une suite de quelque accident.
DU LÉZARD QUETZ-PALÉO. 3
doper 946 etape po 4po pape ee DE po de HOQ
LE LÉZARD QUETZ-PALÉO.
Calotes (Uromastyx) cyclurus, Merr.— Cordylus brasiliensis, Laur. — Stellio Quetz-Paleo, Daun. — Le FouETTE-QUEUE D'ÉcyrTe, Cuv.
Tec est le nom que porte au Brésil cette espèce de lézard, dont M. l'abbé Noilin, directeur des pépinières du Roi, a bien voulu m'envoyer un individu. Ce quadrupède ovipare est représenté dans Séba (vol. Z, pl. 97, fig. 4) et M. Laurenti en a fait mention sous le nom de Cordyle du Brésil (page 52); mais nous n'avons pas voulu en parler avant d’en avoir vu un individu, et d’avoir pu déterminer nous-mêmes s’ii formoil une espèce ou une variété distincte du cordyle , avec lequel il a beaucoup de rapports, particulièrement par la conformation de sa queue. Nous sommes assurés maintenant qu'il appartient à une espèce très différente de celle du cordyle; il n’a point le dos garni d’écailles grandes et carrées, comme le cordyle , ni le ventre couvert de demi-anneaux écailleux ; il doit donc être compris dans la quatrième division des lézards, tandis que l'espèce du cordyle fait partie de la troisième. Sa tête est aplatie par dessus, comprimée par les côtés, d’une forme un peu
triangulaire et revêtue de petites écailles! ; celles du dos et du dessus des jambes sont encore plus petites; et comme elles sont placées à côté les unes des autres, elles font paroître la peau chagrinée. Le ventre et le dessous des pattes présentent des écailles un peu plus grandes, mais placées de la même manière et assez dures. Plus de quinze tubercules percés à leur extrémité garnissent le dessous des cuisses ; d’autres tubercules plus élevés, très forts, très pointus, et de grandeurs très inégales, sont répandus sur la face extérieure des jambes de derrière; on en voit aussi quelques uns très durs, mais moins hauts, le long des reins de l’animal et sur les jambes de devant auprès des pieds.
La queue de ce lézard est revêlue de très grandes écailles relevées par une arête, très pointues , très piquentes, et disposées en anneaux larges et très distincts les uns des autres. Cette forme, qui lui est commune avec le cordyle, jointe à celle des écailles qui revêtent le dessus et le dessous de son corps, suffisent pour le faire distinguer d'avec les autres lézards déja connus. L'individu que M. l'abbé Nollin m'a fait parvenir avoit plus d'un pied cinq pouces de longueur totale, et sa queue étoit longue de plus de huit pouces. Le dessus de son corps étoit gris; le dessous blanchâtre, et la queue d’un brun très foncé.
1. Les dents du Quetz-Paléo sont plus petites à mesure qu’elles
sont plus près du museau; j'en ai compté plus de trente à chaque mâchoire ; elles sont assez serrées.
DU GECKO. 07
TT