En latin, mus aquatulis
En japonois , Jogame, où Doogame, ou Doocame.
La Bourbeuse. M. Daubenton, Encyclopédie méthodique.
Testudo lutaria, 7. Linn., amphib. rept.
Rai, Synopsis quadrupedum, page 254, Testudo aquarum dulcium, seu lutaria.
PRondelet, Histoire des poissons. Lyon, 1558, seconde partie,
page 170. Ù Testuda*lutaria, 9. Schneider.
fois à Lerre, soit pour y déposer leurs œufs, soit pour y paître les plantes qui y croissent. On ne peut done pas les regarder comme entièrement reléguées au milieu des grandes eaux de l'Océan; de même on doit dire qu'aucune des tortues dont il nous reste à parler, n’habite exclusivement l’eau douce ou les terrains élevés : toutès peuvent vivre sur la terre, toutes peuvent demeurer pendant plus ou moins de temps au milieu de l’onde douce et de l’onde amère, et l’on ne doit entendre ce que nous avons dit de la demeure des tortues de mer, et ce que nous ajouterons de celles des tortues d’eau douce et des tortues de terre, que comme l'indication du séjour qu'elles préfèrent, plutôt que d'une habitation exclusive. Tout ce qu'on peut assurer relativement à ces trois familles de tortues , c'est que le plus souvent on trouve la première au milieu des eaux saléés, la seconde au milieu des eaux douces, la troisième sur les hauteurs où dans les bois; et leur habitation particulière a été déterminée par leur conformation lant intérieure qu’extérieure, ainsi que par la différence de la nourriture qu'elles recherchent, et qu’elles ne peuvent trouver que sur la terre, dans les fleuves où dans la mer.
La bourbeuse est une des tortues que l’on rencontre le plus souvent au milieu des eaux douces; elle est beaucoup pius pelite qu'aucune tortue mariue , puisque sa longueur, deépais le bout du museau jusqu’à l’extrémilé de la queue, n'excède pas ordinairement sept ou huit pouces, et sa largeur trois ou quatre. Elle est aussi beaucoup plus petite que la tortue terrestre, appelée ia Grecque : communément le tour de la carapace est garni de vingt-cinq lames,
DE LA BOURBEUSE. lg bordées de stries légères ; le disque l’est de treize lames striées de même, foibiement pointiilées dans le centre, et dont les cinq de la rangée du milieu se relèvent en arête longitudinale. Ceite couverture supérieure est noirâtre et plus ou moins foncée.
La partie postérieure du plastron est terminée par une ligne droite ; la couleur générale de la peau de cette tortue tire sur le noir, ainsi que celle de la carapace; les doigts sont très distincts l’un de l’auire. mais réunis par une membrane ; il y en a cinq aux pieds de devant, et quatre aux pieds de derrière; le doigt extérieur de chaque pied de devant est communément sans ongle ; la queue est à peu près longue comme la moitié de la couverture supérieure ; au lieu de la replier sous sa carapace, ainsi que la plupart des tortues de terre, la bourbeuse la tient étendue lorsqu'elle marche; et c’est de là que lui vient le nom de Rat aquatique, Mus aquatilis, que les anciens lui ont donné?; lorsqu'on la voit marcher, on croiroit avoir devant les yeux un lézard dont le corps seroit caché sous un bouclier plus ou moins étendu. Ainsi que les autres tortues, elle fait entendre quelquefois un sifflement entrecoupé.
On la trouve non seulement dans les climats tempérés et chauds de l’Europe, mais encore en Asie,
1, Histoire naturelle des amphibies et des poissons de la Sardaigne, page 12.