‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 4)Chapitre 40 sur 198 · rayons à la membrane des branchies · texte numérisé non relu

rayons à la membrane des branchies

9 à [a première dorsale, 12 à la seconde dorsale.

1 où 2 aiguillons et 22 ôu 25 rayons articulés à chacune des pectorales.

1 aiguillon et 5 rayons articulés à chacune des thoracines. 12 rayons à la nageoire de l'anus.

av à la nageoiïre de la queue.

DES POISSONS. 099 oueule est d’un brun argenté; la langue, assez large, presque cartilagineuse , très lisse, et arrondie par devant, présente, dans la partie de sa circonférence qui est libre, deux bords dont l’un est relevé, et dont l’autre s'étend horizontalement; deux faces qui se réunissent en formant un angle aigu, composent fa voûte du palais, qui, d’ailleurs, est sans aucune aspérité. Chaque narine a deux orifices : l’antérieur est petit et arrondi; le postérieur plus visible et allongé. Les yeux sont très grands et sans voile.

L'opercule, composé de deux lames, recouvre quatre branchies, dont chacune comprend deux rangs de franges , et est soutenue par un os circulaire dont la partie conce offre des dents semblables à celle d’un peigne, très longues dans le premier de ces organes, moins longues dans le second et le troisième, très courtes dans le quatrième.

La tête ni les opercules ne sont revêtus d'aucune écaille proprement dite : on ne voit de ces écailles que sur la partie antérieure du dos et autour des nageoires peclorales; et selles qui sont placées sur ces portions du scombre , sont petites et recouvertes par l’'épiderme. La partie postérieure du dos, les côtés, et la partie inférieure de l’animal, sont donc dénués d'écailles, au moins de celles que l’on peut apercevoir facilement pendant la vie du poisson.

Les pectorales, dont la longueur excède à peine celles des thoracines, sont reçues chacune, à la volonté du thazard, dans une sorte de cavité comprimée sur le côté du scombre.

Nous devons faire remarquer avec soin qu'entre les nageoires thoracines se montre un cartilage xi-

phoide, où en forme de lame, aussi long que ces nageoires, et sous lequel l'animal peut les plier et les éacher en partie.

La première dorsale peut être couchée et comine renfermée dans une fosselte longitudinale; la caudale, ferme et roide, présente la forme d’un croissant très atlongé.

Huit ou neuf petites nageoires triangulaires et peu flexibles sont placées entre cette caudale et la seconde dorsale ; on en compte sept entre cette même caudale et la nageoire de l'anus.

De chaque côté de la queue, la peau s'élève en carène demi-lransparente, renfermée par derrière entre deux lignes presque parallèles; et la vigueur des muscles de ceite portion du thazard, réunie avec la rigidité de la nageoïire caudale, indique bien clairement la force de la natation et la rapidité de la course de ce scombre.

On ne commence à distinguer la ligne latérale qu'à l'endroit où les côtés cessent d'être garnis d’écailles proprement dites : composée vers son origine de petites écailles qui deviennent de plus en plus clair-semées, à mesure que son cours se prolonge, elle tend par de foibles ondulations, et toujours plus voisine du dés que de la partie inférieure du poisson, jusqu’à l’appendice cutané de la queue.

L'individu de Flespèce du thazard, observé par Cominerson, avoit été pris, le 50 juin 1766, vers le septième degré de latitude australe, auprès des rivages de la Nouvelle-Guinée, pendant que plusieurs autres scombres de la même espèce s’élançoient, à plusieur s reprises, à la surface des eaux, et derrière

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