rayons à la membrane des branchies
6 aiguillons et 30 rayons articulés à la nageoiïre du dos. 17 rayons à chaque nageoire pectorale.
1 aiguilion et trois rayons articulés à chacune des thoracines. 2 aiguillons et 50 rayons arliculés à la nageoire de l’anus. 20 rayons à la nageoire de la queue.
cartilagineux , et notamment de la plupart des squales.
La couleur que présente la surface presque entière
de l’animal, est d’un gris brun ; mais la nageoire dun
dos, ainsi que celle de l'anus, sont agréablement variées par des raies courbes, jaunes ou dorées.
Cette même nageoire dorsale s'étend depuis la nuque jusqu’à une assez petite distance de la nageoire caudale.
La ligne latérale est voisine du dos, dont elle suit la courbure ; l’anus est situé très près de la base des thoracines, et par conséquent plus éloigné de la nagseoire caudale que de la gorge.
La nageoire de l'anus est un peu plus basse et presque aussi longue que celle du dos.
La caudale est échancrée en forme de croissant, et les deux cornes qui la terminent sont composées de rayons si allongés, que lorsqu'ils se rapprochent, ils représentent presque un cercle parfait, au lieu de ne montrer qu'un demi-cercle.
De plus, on voit auprès de la base de cette nageoire , et de chaque côté de la queue , deux plaques osseuses , que Commerson nomme de petits boucliers, dont chacune est grande, dit ce voyageur, comme l’ongle du petit doigt de l’homme, et composée d’une lame un peu relevée en carène et échancrée par devant.
On doit apercevoir d'autant plus aisément ces deux pièces qui forment un caractère remarquable, que la longueur totale de l’animal n’excède pas quelquefois trente-cinq centimètres. Alors le plus grand diamètre vertical du corps proprement dit, celui que
l’on peut mesurer au dessus de l’anus, est de dix ou onze centimètres ; la plus grande épaisseur du poisson est de quatre centimètres; et la partie de la corne frontale et horizontale , qui est entièrement dégagée du front, a un centimètre de longueur.
Commerson a vu le licornet auprès des rivages de l’île de France; et si les dimensions que nous venons d'indiquer d’après le manuscrit de ce naturaliste, sont celles que ce nason présente le plus souvent dans les parages que ce voyageur a fréquentés, il faut que cette espèce soit bien plus favorisée pour son développement dans la mer Rouge ou mer d'Arabie. En effet , Forskael , qui l’a décrite, et qui a cru devoir la placer parmi celles de la famille des chétodons , au milieu desquels elle a été laissée par le savant Gmelin et par M. Bonnaterre, dit qu'elle parvient à la longueur de cent dix-huit centimètres (une aune ou environ). Les licornets vont par troupes nombreuses dans cette même mer d'Arabie; on en voit depuis deux cents jusqu’à qualre cents ensemble; et l'on doit en être d'autant moins surpris, que l’on assure qu'ils ne se nourrissent que des plantes qu'ils peuvent rencontrer sous les eaux. Quoiqu'ils n'aient le besoin ni l'habitude d'attaquer une proie, ils usent avec courage des avantages que leur donnent leur grandeur et la conformation de leur tâte ; ils se défendent avec succès contre des ennemis dangereux ; des pêcheurs arabes ont même dit avoir vu une troupe de ces thoracins entourer avec audace un aigle qui s'était précipité sur ces poissons comme sur des animaux faciles à vaincre, opposer le nombre à la force,
DES POISSONS. 197 assaillir l'oiseau carnassier avec une sorte de concert,
et le combattre avec assez de constance pour Jui donner la mort.
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