‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 4)Chapitre 96 sur 198 · Licorne à loupe. Commerson, manuscrits déjà cités · texte numérisé non relu

Licorne à loupe. Commerson, manuscrits déjà cités

« Naseus, naso ad rostrum connato, tuberiformi. » Id. , ibid. LACÉPÈDE. VII. 19

109 HISTOIRE NATURELLE chies, on voit une place noirâtre et très rude au toucher.

La tête est plus grosse, à proportion du reste du corps, que celle du licornet. La protubérance nasale ne se détache pas du museau autant que la corne de ce dernier nason : elle s'étend vers le haut ainsi que vers les côtés; elle représente une loupe ou véritabie bosse. Un sillon particulier, dont la couleur est très obscure, qui part de l’angle antérieur de l'œil, et qui règne jusqu'à l'extrémité du museau, circonscrit cette grosse tubérosité ; et c'est au dessus de l’origine de ce sillon, et par conséquent très près de l'œil, que sont situés, de chaque côté, deux orifices de narines, dont l’antérieur est le plus sensible.

Les yeux sont grands et assez rapprochés du sommet de la tête ; les lèvres sont coriaces ; la mâchoire supérieure est plus avancée que l’inférieure , la déborde, l’embrasse , n’est point de tout extensible, et montre, comme la mâchoire d’en bas, un contour arrondi, et un seul rang de dents incisives.

Le palais et le gosier présentent des plaques hérissées de petites dents.

Chaque opercule est composé de deux lames.

Les arcs des branchies sont tuberculeux et dentelés dans leur concavité.

Les aiguillons de la nageoire du dos et des thoracines sont très rudes! ; le premier aiguillon de la na-

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