Lachs forelle, en Allemagne
Rheinanke, sur le Rhin.
Rheinlanke , ibid.
Lachskindchea , en Saxe.
Lachsfuhren, en Prusse.
Tuimen , en Livonie.
Tuimint, ibid.
Soborting, en Laponie.
Orlar, en Suède.
Tuanspol, ibid.
Borting , ibid.
Sickmat , ibid.
Lodjor, ibid.
Soe-borting , en Norwège.
Aurride, ibid.
Lar-ort, en Danemarck.
Maskrog-ort, ibid. Salm-forel, en Hollande.
Sea trout, en Angleterre.
Salmon-trout , ibid.
Salmo lacustris, Linn., Gmel,
œuf de truite fécondé par un saumon; qu’elle ne pouvoit pas se reproduire ; qu’elle ne formoit pas une espèce particulière. Cette opinion est contraire aux résultats des observations les plus nombreuses et les plus exactes. Mais la truite-saumonée n’en mérite pas moins le nom qu'on lui a donné : sa forme, ses couleurs et ses habitudes la rapprochent beaucoup du saumon et de la truite ; elle montre même quelques uns des traits qui caractérisent l’un ou l’autre de ces deux salmones ; et c’est depuis bien du temps qu'on a reconnu ces caractères pour ainsi dire mi-partis. Non seulement, en effet, Schwenckfeld, Schoneveld, Charleton et Johnson l'ont distinguée et décrite ; mais encore le consul Ausone l’a chantée, dès le cinquième siècle , dans son poëme de {a Moselle, où il l’a nommée Fario, et où il l’a représentée comme tenant le milieu entre la truite et le saumon.
La truite-saumonée habite dans un très grand nombre de contrées; mais on la trouve principalement
Salinone truite-saumonée, Daubenton et Hauy, Encyclopédie méthodique.
Id. Bonnaterre planches de l'Encyclopédie méthodique.
Bloch , pl. 21.
Faun. suecic. 547.
Mull. Prodrom. Zoolog. Danic., p. 48, n. 407.
Kramer, EL., p. 389, n. 2.
« Salmo latus, maculis rubris nigrisque, etc. » Artedi, gen. 12, syn. 14.
Gronov. mus. 2. n. 164.
Trutta salmonata, Willughby, Ichthyolog., p. 195, 198.
Id. Rai, Pisc., p. 63.
Bull-irout, Pennant, Brit. Zoolog. 5, p. 249, n. 5.
Truite-saumonée, Valmont de Bomare, Dictionnaire d'histoire naturelle.
DES POISSONS. DFA dans les lacs des hautes montagnes, et dans les rivières froides qui en sortent ou qui s’y jettent. Elle se nourrit de vers, d'insectes aquatiques et de très petits poissons. Les eaux vives et courantes sont celles qui lui plaisent : elle aime les fonds de sable ou de cailloux. Ge n’est ordinairement que vers le milieu du printemps qu’elle quitte la mer, pour aller dans les fleuves, les rivières. les lacs et les ruisseaux, choisir l’endrait commode et abrité où elle répand sa laite ou dépose ses œufs.
Elle parvient à une grandeur considérable. Quelques individus de cette espèce pèsent huit ou dix livres ; et ceux mêmes qui n'en pèsent encore que six ont déjà plus de deux pieds de longueur.
On la confond souvent avec le salmone huch , auquel elle ressemble, en effet, beaucoup , et qu'on a nommé, dans plusieurs pays, T'ruite-saumonée. Ajoutons donc aux traits indiqués dans le tableau générique pour l'espèce dont nous traitons les autres principaux caractères qui lui appartiennent, afin qu'on puisse la distinguer plus facilement de ce salmone huch, qui, au reste, peut parvenir à un poids sept ou huit fois plus considérable que celui de la véritable truite-saumonée.
Sa tête est petite, et en forme de coin; ses mâchoires sont presque également avancées; les dents qui les garnissent sont pointues etrecourbées, et celles d'une mâchoire s’emboîtent entre celles de la mâchoire opposée. On voit d’ailleurs trois rangées de dents sur le palais, et deux rangées sur la langue. Les yeux sont petits, ainsi que les écailles. La ligne latérale est presque droite.
Le nez et le front sont noirs ; les joues d’un Jaune mêlé de violet; le dos et les côtés d’un noir plus ou moins mêlé de nuances violettes; la gorge et le ventre blancs ; la caudale et l’adipeuse noires; les autres nageoires grises ; les taches noires répandues sur le poisson ; quelquefois angulaires, mais le plus souvent rondes.
Au reste, la forme et les nuances de ces taches varient un peu, suivant la nature des eaux dans lesquelles l’individu séjourne. La bonté de sa chair dépend aussi très souvent de la qualité de ces eaux; mais en général, et surtout un peu avant le frai, cette chair est toujours tendre, exquise et facile à disérer. Elle perd beaucoup de son bon goût lorsque la rivière où la truite-saumonée se trouve, reçoit une grande quantité de saletés ; il suffit même que des usines y introduisent un grand volume de sciures de bois, pour que ce salmone contracte une maladie à laquelle on a donné le nom de consomption, et dans laquelle sa tête grossit, son corps devient maigre , et la surface de ses intestins se couvre de petites pustules.
On pêche les truites-saumonées avec des filets, des nasses et des lignes de fond, auxquelles on attache ordinairement des vers. Dans les endroits on l’on en prend un grand nombre, on les sale, on les fume, on les marine.
Pour les fumer, on élève sur des pierres un tonneau sans fond et percé dans plusieurs endroits; on y suspend ces salmones, et on les y expose, perdant trois jours, à la fumée de branches de chêne et de grains de genièvre.
Pour les mariner, on les vide, on les met dans du sel, on les en retire au bout de quelques heures , on les fait sécher, on les arrose de beurre ou d’huile d’olive, on les grille; on étend dans un tonneau une couche de ces poissons sur des feuilles de laurier et de romarin, des tranches de citron, du poivre, des clous de girofle; on place alternativement plusieurs couches semblables de truites saumonées, et de portions de végétaux que nous venons d'indiquer ; on verse par dessus du vinaigre très fort que l’on a fait bouillir, et l’on ferme le tonneau.
Bloch a observé, sur une truite-saumonée, un phénomène qui s'accorde avec ce que nous avons dit de la phosphorescence des poissons, dans le Discours relatif à la nature de ces animaux. Entrant un soir dans sa chambre, il y aperçut une lumière blanchâtre et brillante, qui le surprit d’abord, mais dont il découvrit bientôt la cause : cette lumière provenoit d’une tête de truite-saumonée. Les yeux, la langue, Îe palais et les branchies, répandoient surtout une grande clarté. Quand il touchoit ces parties, il en augmentoit l'éclat; et lorsque, avec le doigt qui les avoit touchées s il frottoit une autre partie de 1 tête , il lui communiquoit la même phosphorescence. Celles qui étoient le moins enduites de mucilage ou de matières gluantes, étoient le moins lumineuses ; et ces effets s’affoiblirent à mesure que la substance visqueuse se dessécha.
1. 12 rayons à la membrane branchiale du salmoneiruite-saumoncée. 14 rayons à chaque pectorale.
20 rayons à la nageoïire de Ïa queuc.
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LE SALMONE ROUGE”.
Salmo erythrinus, Linn., GMEL., Lacær.
Le SALMONE GæpEen?, Salmo Gæœdentu, Linn., Gmel., Lacep. — Le Sazmone Hlucu?, Salmo Hucho, Linn., Gmel , Lacep., Cuv. — Le S. Garvion #, Salimo Carpio, Linn., Gmel., Lace. — ie S. Sazvr- LINE *, Salmo Salvelinus, Linn., Gmel., Lacep., Cuv.— Le S. Omsie Cnevauter ©, Salmo Umbla , Linn., Gmel., Bloch, Lacep., Cuv.
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LE rouge habite des lacs et des fleuves de la Sibérie. Il parvient à deux pieds de longueur. Sa chair est