‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 5)Chapitre 122 sur 177 · Schwartzreuterl, quand il cest encore jeune · texte numérisé non relu

Schwartzreuterl, quand il cest encore jeune

Schwartzreucherl , id.

Salvelin , en Allemagne.

Salmarin , ibid.

Salbing, en Bavière.

Lambacher salbling, en Autriche.

Salmurino , auprès de Trente.

Salamandrino , ibid.

Salmo salmarinus , id.

Omble, Bloch, pl. 99.

Salmone salveline , Daubenton et Haüy, Encyclopédie méthodique.

Id. Bonnaterre , planches de l'Encyclopédie méthodique.

Salmone salinarine, Daubenton et Haüy, Encyclopédie méthodique.

Id. Bonnaterre, planches de l'Encyclopédie méthodique.

« Salmo pedalis maxilla superiore longiore.» Artedi, gen. 13, syn.26,

« Salmo dorso fulvo, maculis luteis, cauda bifurcata. » Id. syn. 24.

« Trulta dentata, etc. » Klein, miss. pisc. 5 , p. 18, n. 5.

Umbla prima , selbling, Marsig. Danub. 4, p. 82, tab. 2, fig. 2.

Umbla tertia, lambacher salbling, id. 4, p. 83, tab. 20, fig. 0.

Schwartzreuterl, Schrank, Schr. der Berlin. Naturf, fr. 1, p.580.

Salmarinus, Salvian. Aquat., p. 101, 102.

Id. Jonst. pisc., p. 155, tab. 28.

6. Salmone humble chevalier, Daubenton et Hauy. Encyclopédie méthodique.

Id. Bonnaterre, planches de l'Encyclopédie méthodique.

Bloch , pi. 101.

« Salmo lineis latcralibus sursum recurvis, cauda bifurca. » Arteui, gen. 19, syn. 25.

Klein , miss. pisc. 5, p. 18, n. 9.

rouges bordées d’une autre couleur; la nageoire adipeuse brune et allongée; le-front et les opercules sont gris. On voit des dents aux mâchoires, sur la langue qui est large, et sur le palais, où elles forment deux rangées disposées en arc.

Le gæden, que Bloch dédia dans le temps à l’un de ses amis, le conseillier Gæden, de la basse Poméranie , vit dans la Baltique et dans l'Océan atlantique boréal. Il pèse ordinairement deux livres ou environ : sa longueur n'excède guère dix-huit pouces. Sa chair est maigre, mais blanche et agréable au goût. Ses deux mâchoires et le palais sont garnis de dents pointues; l'ouverture de la bouche et les orifices des branchies ont une largeur considérable ; les yeux sont gros; et les ventrales fortifiées chacune par un appendice ; la ligne latérale est droite. Les joues, les opercules, les côtés et le ventre sont argentés; le dos, le front et les nageoires sont brunâtres ; des taches brunes distinguent d’ailleurs la première nageoire du dos.

On trouve deux rangées de dents sur le palais, ainsi que sur la langue du huch, et un appendice auprès de chacune de ses ventrales. Sa ligne latérale est droite et déliée ; son anus très près de la caudale; le dessus de sa tête brun; sa gorge argentée , ainsi que ses joues ; la couleur de ses côtés, d’un rouge mêlé de teintes argentines ; chacune de ses nageoires rouge pendant sa jeunesse, et jaunâtre ensuite.

Umble, Rondelet, seconde partie, chap. 12, p. 115, édition de Lyon, 1958.

Umbla aliera , Aldrovand pisc., p. 607.

Willughby, Ichthyol,, p. 195, tab. np. 1, fig. 1.

Rai, pisc., p. 64.

« Salmo alter Lemani lacus. » Gesner, Aquat., p. 1004.

DES POISSONS. 26f

Son corps et sa queue sont très allongés et très charnus. Il parvient à une longueur de près de six pieds, et à un poids de plus de soixante livres. Sa chair est quelquefois molle, et n’a pas un goût aussi agréable que celle de la truite ou de la truite-saumonée : on l’a cependant confondu, dans beaucoup d’endroits , avec cette dernière, dont on lui a même donné le nom. On le prend à l’hamecçon, ainsi qu’au grand filet. On le pêche particulièrement dans le Danube, dans les grands lacs de la Bavière et de l’Autriche , dans plusieurs fleuves de la Russie et de la Sibérie : il paroît qu'il habite aussi dans le lac de Genève; et, d’après une note manuscrite adressée: dans le temps à Buflon , on pourroit croire que, dans la partie orientale de ce lac, il pèse quelquefois plus de cent livres. Peut-être faut-il aussi rapporter à cette espèce un salmone dont M. Decandolle parle dans ses observations manuscrites, et qui, suivant cet habile naturaliste, vit dans le lac de Morat, y porte le nom de Salut, s'en échappe souvent par la Thiole, pour aller dans le lac de Neufchâtel, et pèse de quatre-vingts à cent livres.

Le carpion a beaucoup de rapports avec le salmone bergforelle. Son palais est garni de cinq rangées de denis; sa chair est rouge. On le trouve dans les rivières d'Angleterre et dans celles du Valais. On le conserve assez facilement dans les étangs.

La salveline ressemble aussi beaucoup à la bereforelle. Elle ne fait qu'un avec la salmarine , que Linnée et plusieurs autres auteurs n’auroient pas pu considérer comme une espèce particulière. Elle a la tête comprimée ; l'ouverture de la bouche large; les deux mâchoires armées de petites dents pointues ; la langue

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carlilagineuse, un peu libre dans ses mouvements, et garnie , comme le palais, de deux rangées de dents; lorifice de chaque narine , double; la ligne latérale presque droite ; un appendice auprès de chaque ventrale ; cinquante vertèbres à l’épine du dos; trentehuit côtes de chaque côté de l’épine.

La tête et le dos sent bruns; les joues et les opercules argentins; les côtés blanchâtres ; les nuances du ventre orangées; les pectorales rouges ; les dorsales et la caudale brunes; le corps et la queue parsemés de taches petites, rondes, orangées et bordées de blanc.

Plus l’eau dans laquelle elle séjourne est pure et froide, plus sa chair est ferme, et plus ses couleurs sont vives. Elle pèse jusqu'à dix livres. Elle fraie vers la fin de l'automne , et quelquelois au commencement de l'hiver. On la pêche particulièrement en Bavière, et dans tous les iacs qui s'étendent entre les montagnes depuis Saltzhbourg jusque vers la Hongrie. On la prend à l’hanieçon , aussi bien qu’au colleret1. On la fume en l’exposant au feu d’écorce d'arbre, dont on augmente la fumée en l’arrosant sans cesse.

L'omble chevalier doit son nom à la grandeur de ses dimensions. 11 pèse quelquefois vingt livres ; et, suivant M. Decandolle, son poids peut s'élever jusqu’à soixante ou quatre-vingls?. On a souvent confondu ce salmone avec le huch ou avec le Salut, qui parvient à un très grand volume; et dans quelques endroits, on l’a pris pour une truite-saumonée : il constitue cependant une espèce bien distincte. Îl habite

1. Voyez, pour la description du filel nommé colleret, Taiticle du

Centropore sandat.

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