‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 5)Chapitre 145 sur 177 · Salmo Stræmit. Id · texte numérisé non relu

Salmo Stræmit. Id

Strom. Sondmer. 1, p. 292.

Muller Prodrom. Zoolog. Banic., p. 49, n. 415.

Salmone strom, Bonnaterre, planches de l'Encyclopédie méthodique.

Pallas , It. 3, p. 705, n. 45.

9.Salmone sangchalle, Bonnaterre, planches de l'Encyelop. iméthod,

Omal, Lepechin, It. 5, p.228, tab. 14, fig. a.

choires du thymalle. On trouve aussi quelques dents très petites sur le devant du palais, et près de l’æsophage. La langue est unie ; le corps allongé, ainsi que la queue ; le dos arrondi; le ventre gros ; les écailles sont dures et épaisses. La couleur générale est d’un gris plus ou moins mêlé de blanc, les raies longitudinales sont bleuâtres ; une série de points noirs règne le long de la ligne latérale ; la partie supérieure du poisson présente un vert noirâtre ; les pectorales sont blanches; une nuance rougeâtre distingue les aageoires du ventre , de l'anus et de la queue. La première dorsale s'élève comme une petite voile au dessus du corégone; elle est peinte d’un beau violet, avec la base et les rayons verdâtres, et des raies ainsi que des taches brunes.

La membrane de l'estomac du thymalle est presque aussi dure qu'un cartilage: le foie jaune et transparent; l’épine dorsale composée de cinquante-neuf vertèbres, et fortifiée de chaque côté par trente-quatre côtes.

Les anciens ont connu le thymalle. Élien et ’évèque de Milan, saint Ambroise, en ont parlé. Ce poisson aime l’eau froide et pure, qui coule avec rapidité sur un fond de cailloux ou de sable. Il n’est donc pas surprenant qu’on le trouve particulièrement dansles ruisseaux ombragés des gorges des montagnes. Le nom d'Ombre d'Auvergne, qui lui a été donné, indique qu’il vit en France : il a été d’ailleurs observé dans presque toutes les contrées montueuses , tempérées ou froides de l’Europe et de la Sibérie; il est même si commun en Laponie , que les habitants de ce pays se servent des intestins pour faire plus facilement du

DES POISSONS. ONG fromage avec le lait des rennes. Il se nourrit d’insectes, de petits animaux à coquille, de jeunes poissons, d'œufs de saumon et de truite. Il croît fort vite, parvient à la longueur de dix-huit pouces, et pèse quelquefois plus de quatre livres.

En automne, il descend ordinairement dans les grands fleuves, et de là dans la mer d’où il remonte, vers le milieu du printemps, dans les fleuves, les rivières et les ruisseaux qui lui conviennent. On le prend surtout lors de ses passages, et notamment quand il remonte pour aller frayer. On le pêche avec le colleret, la louvel, la nasse et à la ligne. Sa chair est blanche, ferme, douce, très bonne au goût, principalement dans les temps froids, très grasse en automne , très facile à digérer dans toutes les saisons; et il est d'autant plus ‘recherché, qu'on a attribué à son huile ou à sa graisse la propriété d’effacer les taches de la peau, et même les marques de la petitevérole.

Il ne multiplie pas beaucoup, parce qu’il est très délicat , et l’une des proies les plus agréables aux oiseaux d’eau. Îlimeurt bientôt , non seulement quand il est hors de l’eau, mais encore lorsqu'il est dans une eau tranquille ; et, si l’on veut le conserver dans des huches , il faut qu’elles soient placées dans un courant.

Il répand, dans plusieurs circonstances, une odeur agréable, qu’Élien a comparée à celle du thym, et saint Ambroise à celle du miel, et qui paroît prove-

1. Voyez la deseription du cofleret dans l’article du Centropome sandat; et ceile de la louve dans l'article du Pétromyzon lamprote.

nir de certains insectes dont il se nourrit, et qui, tels que le tourniquet (gyrinus natator), sont plus ou moins odorants.

Le corégone vimbe habite en Suède.

Le voyageur se trouve en Sibérie, dans le lac Baïkal, d’où il remonte, pour la ponte ou la fécondation des œufs, dans les rivières qui s’y jettent. Il a un pied et demi de longueur, la partie supérieure grise, la chair blanche , les œufs jaunes et très bons à mangeri.

Le müller a été pêché dans les eaux du Danemarck.

Le corégone autumnal passe l’hiver dans l'Océan glacial arctique. Les individus de cette espèce en partent, après la fonte des glaces, pour remonter dans les fleuves. [ls vont jusqu’au lac Baïkal, et dans d’au-

1. 10 rayons à la membrane des branchies du corégone pidschian. 14 rayons à chaque pectorale.

9 rayons à la membrane branchiale du corégone schokur. 17 rayons à chaque pectorale.

g rayors à la rnembrane des branchies du corégone nez. 18 rayons à chaque pectorale.

8 rayons à la membrane branchiale du corégone large.

15 rayons à chaque pectorale.

20 rayons à la nageoïire de la queue.

10 rayons à la membrane des branchies du corégone thymalle. 16 rayons à chaque pectorale.

18 rayons à la caudale.

16 rayons à chaque pectorale du corégone vimbe.

9 rayons à la membrane branchiale du corégone voyageur. 17 rayons à chaque pectorale.

20 rayons à la nageoïire de la queue.

9 rayons à la membrane des branchies du corégone autumnal,

DES POISSONS. 519 tres lacs très éloignés de la mer; et lorsque l'automne arrive , ils se réunissent en grandes troupes, et redescendent jusque dans l'Océan. [ls perdent très promptement la vie lorsqu'ils sont hors de l’eau. Ils sont gras, et ont dix-huit pouces de longueur.

220 HISTOIR£ NATURELLE

LE CORÉGONE ABLE",

Coregonus Albula, Lacer. — Salmo Albula, Linx. GMEL.

Ls Conëcowe Peren?, Coregonus Peled, Lacep., Cuv.; Salmo Peled, Pallas, Linn., Gmel. — C. Marëne*, Coregonus Maræna, Lacep. . Cuv.; Salmo Maræna, Bloch., Linn., Gmel.— GC. marénure“, Coregonus Marænula, Cuv.. Lacep.; Salmo Marænula, Bloch, Linn., Gmel. — C. Wanzuaxn, Coregonus Wartmannit, Cuv., Lacep.; Salmo Wartmanni, Bloch, Linn., Gmel. — C. oxyrnmvquef, Coregonus oxæyrinchus, Guv. Lacep.; Salmo oxyrinchus, Linn.; Salmo Lavaretus, Bloch, pl. 25.—C. Levcrcnrue?, Coregonus leucichthys, Lacep.— C. omsre*, Coregonus Umbra, Lacep,; Salmo Thÿmus, Bonnaterre., — C. rouGs°, Coregonus ruber, Lacep.

L’ABLe, dont l’Europe est ia patrie, a huit pouces ou à peu près de longueur, le dos d’un vert brunâtre,

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