Raukhe-scholle, par les Allemands
Plie rude, Bloch, pl. 186.
Pleuronecte plie rude, Bonnaterre . planches de l'Encyclopédie méthodique.
8. Pleuronecte pégouse, Rondeïct, première partie, liv. 13, chap. 11, édition de Lyon, 1558.
DES POISSONS. D hiquelle il s’accoutume à toute sorte d’eau, pour l’acclimater et le multiplier dans plusieurs étangs de la Frise Î. [1 ne pèse pas ordinairement plus de six livres. Deux petits cœcums sont placés auprès de son pylore. Sa colonne dorsale comprend trente-cinq vertèbres. Les piquants dont sa surface est hérissée sont très petits, mais paroissent crochus, excepté ceux qui garnissent, du côté droit, la ligne latérale ou la base de la nageoire de l’anus et celle du dos. Ces derniers sont droits et forment de petits groupes; on en voit de semblables sur la ligne latérale du côté gauche, et sur le bord gauche de la base des nageoires du dos et de l’anus. Ce côté gauche ou inférieur, et par conséquent presque toujours dérobé à l'influence de la lumière , est blanc avec quelques nuages bruns et des taches noirâtres, vagues, très peu foncées, très peu nombreuses et petites, tandis que le côté droit est d’un brun foncé , relevé par des taches olivâtres, ou d’un vert jaune et noir. Au reste, indépendamment des piquants dont nous venons de parler, les deux côtés du flez sont couverts d’écailles minces, allongées , fortement attachées à la peau, et très difficiles à voir. La mâchoire inférieure dépasse celle d’en haut; la langue est courte et étroite; deux os ronds et rudes sont situés auprès du gosier. La ligne latérale se courbe vers le bas, après s'être avancée vers la naseoire de la queue, jusqu'au delà de la pectorale. Un aiguillon assez fort paroît au devant de la nageoire de l'anus.
La Baltique n’est pas la seule mer où se plaise le
1. Voyez le Discours intitulé Des effets de l’art de l’homme sur la nature des poissons.
LACÉPÈGE. XL
flez : il est aussi très répandu dans l'Océan atlantique boréal, ainsi que le flyndre, qui fréquente particulièrement les embouchures des rivières du Groenland. Ce dernier poisson est un des pleuronectes les moins grands et les moins agréables au goût. Il ne parvient ordinairement qu'à la longueur d’un pied; et on ne le mange le plus souvent que séché. Il se plaît sur les fonds sablonneux, où il se nourrit de vers marins et de petits poissons, et où il dépose ses œufs vers le commencement de l'été. Sa forme générale est un peu semblable à celle d’une navette. Le côté gauche est blanc et doux au toucher, ainsi que la tête et la langue. Six tubercules garnis de petites dents entourent le gosier. Les pectorales sont courtes. Le flyndre est fréquemment tourmenté par des Gordius, ou par d’autres vers intestinaux.
Le pole habite dans la partie de l'Océan atlantique qui baigne la Belgique , et dans celle qui avoisine le Groenland. On le trouve pendant l'hiver dans les enfoncements littoraux dont les eaux sont profondes. Sa ligne latérale est droite; sa dorsale s'étend depuis les yeux jusqu'à la nageoïire de la queue. Son côté gauche est blanc. Il a beaucoup de rapport avec le flétan , mais sa chair est plus délicate ; et il n’a communément que deux pieds ou deux pieds et demi de lonoueur !.
1. 6 rayons à la membrane branchiale du pleuronecte flez. 12 rayons à chaque pectorale.
6 rayons à chaque thoracine.
16 rayons à la nageoire de la queue.
S rayons à la membrane branchiale du pleuronecte flyndre. 12 rayons à chaque pectorale.
Les mers de l'Europe sont la patrie du pleuronecte languette; et l’Océan glacial arctique est celle du pleuronecte glacial, dont le nom indique le séjour, et qui en fréquente les côtes sablonneuses.
Les yeux de la limandelle sont ovales et très rapprochés ; sa ligne latérale est d’abord courbée et ensuite droite; son côté gauche est blanc; ses pectorales et ses thoracines sont jaunes. Elle est quelquefois longue d’un pied et demi.
Le pleuronecte chinois est encore inconnu des naturalistes. Nous en avons trouvé une image très bien faite parmi les peintures chinoises que la Hollande a cédées à la France, avec plusieurs belles collections d'histoire naturelles et nous lui avons donné un nom spécifique qui indique le pays où il à été observé et peint avec beaucoup de soin. Trois ou quatre pièces composent chaque opercule. La hauteur de l’animal surpasse la moitié de sa longueur totale. Des taches
6 rayons à chaque thoracine.
16 rayons à la caudale.
7 rayons à la membrane branchiale du pleuronecte pole. 14 rayons à chaque pectorale.
6 rayons à chaque thoracine.
17 rayons à la nageoïire de la queue.
9 rayons à chaque pectorale du pleuronecte languette. 7 rayons à chaque thoracine.
19 rayons à la caudale.
9 rayons à chaque pectorale du pleuronecte limandelle. 6 rayons à chaque thoracine.
17 rayons à la nagcoire de la queue.
i1 rayons à chaque pectorale du pleuronecte limandoïde. 6 rayons à chaque thoracine.
25 rayons à la caudale.
brunes, irrégulières, assez grandes et nuageuses, sont répandues sur le côté droit, et varient le fond qui fait ressortir des points noirs arrangés en quinconce. Le côté gauche est d’un blanc rose; et Piris est un peu doré.
On pèche dans l'Océan atlantique septrentrional, et particulièrement aux environs de Heiïligeland , le pleuronecte auquel nous conservons le nom de Limandoide, Ce thoracin habite sur les sables du fond de la mer; il vit de jeunes crabes ; il se prend à l’hamecon ; sa chair est blanche et d'un bon goût; il a deux laites ou deux ovaires; son foie n’est pas divisé en lobes; deux ou trois ou quatre cœæcums sont placés auprès du pylore; plusieurs rangées de dents pointues arment chaque mâchoire ; deux os rudes sont voisins du gosier; la langue et le palais sont lisses ; les deux ouvertures des narines paroïssent dans une sorte de petite fossette ; des écailles semblables à celles du dos revêtent la tête et les opercules ; le côté gauche est blanc.
La pégouze vit dans la Méditerranée, où on lui a donné, suivant Rondelet , le nom qu’elle porte, parce que ses écailles sont adhérentes à la peau comme de la poix, et ne peuvent être détachées facilement qu’après avoir été trempées dans l’eau chaude. On l’a prise aussi dans les environs de Caen, selon M. Noëlt; mais elle y est très rare. Les belles taches de son côté droit sont placées sur un fond d’un roux sale, et souvent entourées d’une bordure très foncée.
1, Note manuscrite communiquée par M. Noël de Rouen.
Csresebetedetretrodrepes pe her ber ho TrereTeHes es teHedrer COMMENT ED def eû CU EE EN OÙ CAE EE
LE PLEURONECTE OEILLE!
Pleuronectes ocellatus, Linn., Guer., Lacer.
ET
LE PLEURONECTE TRICHODACTYLE?.
Pleuronectes trichodactylus, Linn., Gmer., Lace».
Ces deux espèces ont beaucoup de ressemblance avec les achires. Elles s’en rapprochent par le petit nombre de rayons que l’on trouve dans leurs pectorales, et par la petitesse de ces nageoires. La première a la dorsale comme plissée, et vit à Surinam. La seconde a le côté gauche blanchâtre; de très grands rapports avec la sole; la ligne latérale droite; les dents si menues, qu'on a de la peine à les distinguer; la pectorale gauche si réduite dans ses dimensions, qu’elle ne montre ordinairement qu’un rayon; et une lon-