‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 5)Chapitre 30 sur 177 · Sole de l’ile de France · texte numérisé non relu

Sole de l’ile de France

« Pleuronectes oculis a sinistra, corpore pellueido, sordide exal- » bido, guitis pallidioribus subtestaceisque maculosus. » Gommerson , manuscrits déjà cités.

DES POISSONS. Ed

tilles, dans celle de la Caroline, et dans les eaux des îles du grand Océan équinoxial, improprement appelées fles de la mer du Sud. Pendant l'hiver, il se tient au fond de la mer; mais, lorsque l'été approche, il remonte dans les fleuves, où sa chair devient tendre et d’un goût exquis. Sa parure est très belle. Les taches dont il est peint ont paru avoir assez de rapports avec une prunellé entourée de son iris pour que le nom d’Argus lui ait été donné. La membrane des nageoires est jaunâtre ; les rayons qui la soutiennent sont bruns, et elles sont d’ailleurs ornées de petites taches bleues.

Le côté droit de l'animal est d’un gris cendré.

L’œil supérieur est plus grand et plus reculé que l’autre. La ligne latérale fait le tour de la pectorale avant de s’avancer directement vers l’extrémité de la queue. Plusieurs rayons de la pectorale gauche sont irès prolongés au delà de la membrane.

Le japonois est long de huit pouces, et blanchâtre sur son côté droit.

Le pleuronecte calimande n’a que huit à douze pouces de longueur; les couleurs dont il est jaspé sont ordinairement le rougeâtre , le marron, le gris de perle foncé. Plusieurs individus de cette espèce ont sur la queue une tache dorée entourée d’un cercle très brun ; les pêcheurs disent que les mâles ont une seconde tache au-dessus de la première, et une troisième auprès de l’opercule. Nous devons à Duhamel la description de ce thoracin, qui se plaît dans l'Océan.

Le pleuronecte grandes-écailles a le corps et la queue très allongés ; la tête et les opercules dénués d’écailles semblables à celles du dos; les dents coniques et très longues; les nageoires brunes ; une chair

de bon goût; une longueur de plus de deux pieds, et la mer du Brésil pour patrie 1.

Le commersonnien est à peine de la longueur de la main. Ses thoracines sont placées l’une devant l’autre; c'est la gauche qui est la plus avancée. Il vit dans les eaux salées qui baignent l'Ile-de-France ; il est encore plus délicat que la sole. Nous en donnons la description d’après les manuscrits de Commerson, qui l’a fait

dessiner.

1. 11 rayons à chaque peclorale du pleuronecte targeur. 6 rayons à chaque thoracine.

14 rayons à la nageoïre de la queue.

7 rayons à la membrane branchiale du pleuronecte denté. 12 rayons à chaque pectorale.

17 rayons à la caudale.

6 rayons à la membrane branchiale du pleurcnecte moineau.

6 rayons à chaque thoracine.

16 rayons à la nageoïire de la queue.

12 rayons à chaque pectorale du pleuronectie papilleux. 6 rayons à chaque thoracine.

16 rayons à la caudale.

10 rayons à chaque pectorale du pleuronecte argus. : 8 rayons à chaque thoracine.

17 rayons à la nagevire de la queue.

9 rayons à chaque pectorale du pleuronecte japonois. 16 rayons à la caudale.

14 rayons à chaque pectorale du pleuronecte grandes-écailles. 6 rayons à chaque thoracine.

17 rayons à la nagooire de la queue.

9 rayons à chaque pectorale du pleuronecle cominersonnien. 6 rayons à chaque thoracine.

15 rayons à la caudale.

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