Loche de rivière, en France
Steinbeisel, en Autriche.
Steinpit:ger, en Allemagne.
Steibenisser, ibid.
Steingrundel, ibid.
Steinschmert, ibid.
Schineerpätte, dans le Schlesswig.
Steinbicker, ibid.
Schmerbutte, en Danemarck.
Steinbiker, ibid.
Tanglake, en Suède.
Dorngrundel, en Livonie.
Akminagrausis, ibid.
Cobite loche, Daubenton ct Hauv, Encyclopédie méthodiaue.
tion et des soins très multipliés à ce poisson. On le trouve le plus souvent dans les ruisseaux et dans les petites rivières qui coulent sur un fond de pierres ou de cailloux, et particulièrement dans ceux qui arrosent les pays montagneux. Îl vit de vers et d'insectes aquatiques. Il se plaît dans l’eau courante, et paroît éviter celle qui est tranquille : mais des courants trop rapides ne lui conviennent pas; et c’est ce que nous a appris, dans des notes manuscrites très bien faites, M. Pénières, membre du Tribunat. Nous avons vu dans ces notes, qu'il a bien voulu rédiger pour nous, que, dans les rivières des départements du Cantal et de la Corrèze, la loche préfère les eaux profondes, et même quelquefois les eaux dormantes, à celles qui sont très agitées et très battues. Elle change rarement
Fd. Bonnaterre, planches de l'Encyclopédie méthodique.
Faun. Suecic. 942.
Walff, Ichth., p. 31, n. 39.
Loche de riviére, Bloch, pl. 51, fig. 2.
« Cobitis aculeo bifurco , etc. » Artedi, gen. 2, syn. 5, spec, 4.
Cobitis aculeata, seconde espèce de loche. Rondelet , seconde partie, chap. 24.
Id. Aldrovand., lib. 5, cap. 50, p. 617.
Id. Gesner, p. 404.
« Cobitis barbatula aculeata,» Willughby, Ichth., p. 265, Lab. Q.8, fig. 3.
« Tænia cornuta. » Id, p. 266, tab. Q.8, fig. 6.
Id. et « Cobitis barbatula, aculeata. » Raï. p. 124.
Id. Jonston , p. 142, tab. 46, fig. 21, 28.
Gronov. Mus. 1, n. 5.
Klein, miss. pisc. 4, p. 59, n. 4.
« Cobitis aculeata. » Marsil. Dan. 4, p. 5, tab. 1, fig. 2.
« Lampetra, et cobitis pungens. » Frisch, Misc. Berol. 6, p. 120, t, 4, n, 5.
de place dans ces portions de rivière dont le courant est moins fort ; elle s’y tient comme collée contre le sable ou le gravier, et semble s’y nourrir de ce que l'eau y dépose.
Elle est la victime d’un très grand nombre de poissons contre lesquels sa petitesse ne lui permet pas de se défendre; et malgré cette même petitesse, qui devroit lui faire trouver si facilement des asiles impénétrables, elle est la proie des pêcheurs, qui la prennent avec le carrelet, avec la louve et avec la nasse!. On la recherche surtout vers la fin de l’automne, et pendant le printemps, qui est la saison de sa ponte. À ces deux époques, sa chair est si délicate, qu’on la préfère à celle de presque tous les autres habitants des eaux, surtout, disent dans certains pays les hommes occupés des recherches les plus minutieuses relatives à la bonne chère, lorsqu'elle a expiré dans du vin ou dans du lait. Elle meurt très vite dès qu'elle est sortie de l’eau , et même dès qu'on l’a placée dans quelque vase dont l’eau est dans un repos absolu. On la conserve, au contraire , pendant long-temps en vie, en la renfermant dans une sorte de huche trouée, que l’on met au milieu du courant d’une rivière.
Lorsqu'on veut la transporter un peu loin, on a le
1. Voyez, à l’article du Pétromyzon lamprote, ce qne nous avons dit de la nasse et de la louve. Quant au carrelet, c’est un filet en forme de nappe carrée, et attachée par les quatre coins aux extrémités de deux arcs qui se croisent. Ces ares sont fixés au bout d'une perche, à l’endroit de leur réunion. On tend ce filet sur le fond des rivières ; et dès qu’on aperçoit des poissons au dessus , on le relève avec rapidité. On donne aussi au carrelet les noms de calen , de venturon, d'échiquier, et de hunter.
DES POISSONS. | o1 soin d’agiter continuellement l’eau du vaisseau dans lequel on la fait entrer, et l’on choisit un temps frais, comme, par exemple, la fin de l'automne. C'est avec cette double précaution que Frédéric I, roi de Suède, fit venir d'Allemagne des loches qu'il parvint à naturaliser dans son pays 1.
Quand on veut faire réussir ces cobites dans une rivière où dans un ruisseau, on pratique une fosse dans un endroit qui ait un fond de cailloux, ou qui recoive l’eau d’une source. On donne à cette fosse deux pieds ou deux pieds et demi de profondeur, huit pieds de longueur et quatre de largeur. On la revêt de claies ou planches percées, qu'on établit cependant à une petite distance des côtés de la fosse, L'intervalle compris entre ces côtés et les planches ou les claies est rempli de fumier, et, quand on le peut, de fumier de brebis. On ménage deux ouvertures, l’une pour l’entrée de l’eau, et l’autre pour la sortie du eourant. On garnit ces deux ouvertures d’une plaque de métal percée de plusieurs trous, qui laisse passer l’eau courante , mais ferme l'entrée de la fosse à tout corps étranger nuisible et à tout animal destructeur, On place dans le fond de la fosse des cailloux ou des pierres jusqu’à la hauteur de six ou huit pouces, afin de faciliter la ponte et la fécondation des œufs. Les loches qu'on introduit dans la fosse s’y nourrissent des sucs du fumier et des vers qui s'y engendrent. On leur donne néanmoins du pain de chènevis ou de la graine de pavot. Elles multiplient quelquefois à un si haut
1. Voyez le Discours intitulé Des effets de l’art de l'homme sur la na-
fure des poissons.
degré dans leur demeure artificielle, qu’on est obligé de construire trois fosses, une pour le frai, une seconde pour l’alevin ou les jeunes loches, et une troisième pour les loches parvenues à leur développement ordinaire.
Au reste, on peut conserver long-temps ces cobites, et les envoyer au loin, après leur mort, en les faisant mariner.
La loche a la mâchoire supérieure plus avancée que l'inférieure ; l’ouverture de la bouche petite ; la ligne latérale droite; la nageoire du dos très courte et placée , à peu près , au dessus des ventrales ; le corps et la queue marbrés de gris et de blanc; les nageoires grises; la dorsale et la caudale pointillées et rayées ou fascées de brun; le foie grand, ainsi que la vésicule du fiel; le canal intestinal assez court; l’épine dorsale composée de quarante vertèbres, et fortifiée par quarante côtes.
Parmi les poissons d’eau douce ou de mer dont on a reconnu des empreintes dans la carrière d'OEningen, près du lac de Constance, on doit compter le cobite loche. On doit comprendre aussi au nombre de ces poissons le cobite tænia.
Ce dernier cobite se trouve dans les rivières comme la loche ; il s’y tient entre les pierres. Il se nourrit de vers, d'insectes aquatiques, d'œufs, et même quelquefois de très jeunes individus de quelques petites espèces de poissons. Il perd la vie plus difficilement que la loche; et, quand on le prend, il fait entendre une