‹ Œuvres du comte de Lacépède (volume 5)Chapitre 52 sur 177 · CENT CINQUANTE-HUITIÈME GENRE · texte numérisé non relu

CENT CINQUANTE-HUITIÈME GENRE

LES COLUBRINES.

La tête irès allongée; sa partie supérieure revêiue d’écuilles conformées et disposées comme celles qui recouvrent le dessus de la tête des couleuvres ; le corps

trés allongé ; point de nageoire dorsale.

CARACTÈRES

AE aan La rene fe caudale fourchue; la couleur générale ++ i d'un argenté bleuâtre et sans Laches.

ESPÈCE

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LA COLUBRINE CHINOISE.

Colubrina chinensis, Lacer.

LA collection des belles peintures exécutées à la Chine, et cédées à la France par la Hollande, renferme une image très bien faite de cette espèce, pour laquelle nous avons dû former un genre particulier. Ses caractères génériques et ses principaux traits spécifiques sont indiqués sur le tableau de son genre. II montre, ce tableau, combien la colubrine chinoise a de rapports avec les couleuvres. Le défaut de la nageoire du dos, la couverture de la tète, l'allongement de la tête et du corps, lui donnent surtout beaucoup de ressemblance avec les serpents ; et par conséquent ses habitudes doivent se rapprocher beaucoup de celles des cobites, des cépoles, des murènes, des murénophis, et des autres poissons que l’on désigne par l’épithète de Serpentiformes.

Les nageoires ventrales de la chinoise sont très près de l'anus; cet orifice est trois fois plus éloigné de la tête que de la caudale; elle a une nageoiïre au delà de cette ouverture, et les séparations de ses petits muscles obliques sont très sensibles sur la partie snpérieure de son corps et de sa queue.

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