I. A la membrane des branchies 10 ravons
à chacune des nageoires pectorales 19
aux trois nageoires reunies du dos , de la queue et de l’anus, nlus de 300
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TilENTE-TilOISiÈME GENRE.
LES AMMODYTES.
Une nageoire de Canns ; celle de la cjiiene séparée de la nageoire de Varias 'et de celle du dos; la tète comprimée et plus étroite que le corps ‘ la lèvre supéi'ieare. double la mâchoire inférieure étroite et pointue le corps très-allonge.
ESPÈCK. CARAC ri. UKS.
L’AMMüdy rt ( La nagooLre lie la queue
APPAi', i iouichui.
L’AMMODYTE APPAT.
L’AMMODYÏE APPAT
On n’a encore inscrit que cette espèce dans le genre de l’ammodyte : elle a beaucoup de rapports avec l’anguille , ainsi qu’on a pu en juger par la seule énonciation des caractères distinctifs de son genre ; et comme elle a d’ailleurs l’habitude de s’enfoncer dans le sable'des mers, elle a été appelée anguille de sable en Suède , en Danemarck, en Angleterre, en Allemagne, en France , et a reçu le nom générique ù’ammodyte, lequel désigne un animal qui plonge , pour ainsi dire , dans le sable. Sa tête comprimée , plus étroite que le corps , et pointue par - devant , est l’instrument qu’elle emploie pour creuser la vase molle, et pénétrer dans le sable des rivages jusqu’à la profondeur de deux décimètres ou environ. Elle s’enterre ainsi par une habitude semblable à l’une de celles que nous avons remarquées dans l’anguille , à laquelle nous venons de dire qu’elle ressemble par tant de traits ; et deux causes la portent à se cacher dans cet asile souterrain : non seulement elle cherche dans le sable les dragonneaux et les autres vers dont elle aime à se nourrir , mais encore elle tâche de se dérober dans cette retraite à la dent de plusieurs poissons voraces, et particuliérement des scombres, qui la préfèrent à toute autre proie. De petits cétacées même en font souvent leur aliment de choix ; et on a vu des dauphins poursuivre l’ammodyte jusque dans le limon du rivage , retourner le sable avec leur museau, et y fouiller assez avant pour déterrer et saisir le foible poisson. Ce goût très-marqué des scombres et d’autres grands osseux pour cet ammodyte, le fait employer comme appât dans plusieurs pêches; et voilà d’où vient le nom spécifique que nous lui avons conservé.
C’est vers le printemps que la femelle dépose ses œufs très-près de la côte. Mais
I. Sùlj en Norwège ; sandspiring , en Allemagne; sand-eel^ laiince, en Angleterre; grig, dans son jeune âge, en Angleterre; lançon, sur plusieurs côtes de France ; tobis , en Suède et en Danemarck,
nous avons assez parlé des habitudes de cette espèce : voyons rapidement ses principales formes.
Sa mâchoire inférieure est plus avancée que la supérieure ; deux os hérissés de petites dents sont placés auprès du gosier : la langue est'allongée , libre en grande partie, etlisse; l’orifice de chaquenarine est double; les yeux ne sont pas voilés par une peau demi -transparente , comme ceux de l’anguille. La membrane des branchies est soutenue par sept rayons ^ ,* l’ouverture qu’elle ferme est très- grande; et les deux branchies antérieures sont garnies, dans leur concavité , d’un seul rang d’apophyses , tandis que les deux autres en présentent deux rangées. On voit de chaque côté dti corps trois lignes latérales ; mais au moins une de ces trois lignes paroît n’indiquer que la séparation des muscles. Les écailles qui recouvrent Tammodyte appât sont très-petites ; la nageoire dorsale est assez haute , et s’étend presque depuis la tête jusqu’à une très-petite distance de l’extrémité de la queue , dont l’ouverture de l’anus est plus prés que de la tête.
Le foie ne paroît pas divisé en lobes: un cæcum ou grand appendice est placé auprès du pylore ; le canal intestinal est grêle , long et contourné , et la surface du péritoine parsemée de points noirs.
On compte ordinairement soixante- trois vertèbres avec lesquelles les côtes sont légèrement articulées : ce qui donne à l’animal la facilité de se plier en différens sens, et même de se rouler en spirale, comme une couleuvre. Les intervalles des muscles présentent de petites arêtes qui sont un peu appuyées contre l’épine du dos. La chair est peu délicate.
La couleur générale de l’ammodyte appât est d’un bleu argentin, plus clair sur la partie inférieure du poisson que sur la supérieure. On voit des raies blanches et bleuâtres placées alternativement sur l’abdomen ; et une tache brune se fait remar quer auprès de l’anus.