A la nageoire du dos du len
tacTilé, . . ..... 34
LE BLENNIE CORNU.
Le sujéfien a un appendice non palmé au-dessus de chaque œil, comme le cornu et le tenlaculé; mais cet appendice est très-petit. Nous lui avons donné le nom de sujéfien , parce que le naturaliste Sujef en a publié la description. Il parvient à la longueur de plus d’un décimètre. Son corps est menu ; l’ouverture de sa bouche, placée au-dessous du museau ; chacune de ses mâchoires garnie d’une rangée de dents très-courtes, égales et très-serrées; son opercule branchial composé de deux pièces ; sa nageoire dorsale précédée d’une petite élévation ou loupe graisseuse, et réunie à celle de la queue, qui est arrondie 1.
Les mers de l’Inde, qui sont l’habitation ordinaire du cornu , nourrissent aussi le fascé. Ce dernier blennie est enduit d’une mucosité très-gluante. Sa partie supérieure est d’un bleu tirant sur le brun ; sa partie inférieure jaunâtre : quatre ou cinq bandes brunes et transversales relèvent ce fond ; les intervalles qui séparent ces fasces sont rayés de brunâtre ; d’autres bandes ou des taches brunes paroissent sur plusieurs nageoires; celle de la queue, qui d’ailleurs est arrondie , montre une couleur grise 2.
Deux appendices non palmés s’élèvent entre les yeux ; la tête , brune par-dessus et jaunâtre par-dessous , est assez petite ; l’ouverture branchiale très-grande; celle de l’anus un peu rapprochée de la gorge , et la ligne latérale peu éloignée du dos.
LE BLENNIE COQÜILLADE.
On pêche ce poisson dans l’Océan d’Europe , ainsi que dans la Méditerranée. Il n’a pas ordinairement deux décimètres de longueur. Sur sa tête paroît un appendice
k chacune des pectorales. . . 44 rayons,
h chacune des jugulaires. . . 2
h celle de l’anus 25
à celle de la queue 41
I, A la nageoire dorsale du blennie sujéfien 27
k chacune des pectorales. . . 45
à chacune des jugulaires. . . 2
k celle de l’anus 17
k celle de la queue 15
2. A la nageoire du dos du fascé. 29 k chacune des pectorales. . . 43
k chacune des jugulaires. , . 2
à celle de l’anus. . , c . 49
•k celle de la queue , qui est arrondie, 41
cutané, transversal, un peu mobile, et auquel on a donné le nom de crête. Il habite parmi les rochers des rivages. Il échappe facilement à la main de ceux qui veulent le retenir, parce que son corps est délié et très-muqueux. Sa partie supérieure est brune et mouchetée, sa partie inférieure d’un vert foncé et noirâtre. On a comparé à une émeraude la couleur et l’éclat de sa vésicule du fiel. Sa chair est molle Il vit assez long-temps hors de l’eau, parce que, dit Rondelet, l’ouverture de ses branchies est fort petite ; ce qui s’accorde avec les idées que nous avons exposées dans notre premier discours, sur les causes de la mortalité des poissons au milieu de l’air de l’atmosphère. D’ailleurs on .peut se souvenir que nous avons placé , parmi ceux de ces animaux qui vivent avec plus de facilité hors de l’eau , les osseux et les cartilagineux, qui sont pénétrés d’une plus grande quantité de matières huileuses propres à donner aux membranes la souplesse convenable.
. LE BLENNIE SAUTEUR.
Nous avons trouvé une description trésdétaillée et très-bien faite de ce blennie dans les manuscrits de Commerson, que Buffon nous a confiés dans le temps , en nous invitant à continuer son immortel ouvrage.
On n’a encore rien publié relativement à ce poisson, que le savant Commerson avoit cru devoir inscrire dans un genre particuliers , et nommer Valtique sauteur. Mais il nous a paru impossible de ne pas le comprendre parmi les blennies , dont il a tous les caractères généraux , et avec lesquels l’habile voyageur qui l’a observé le premier a trouvé lui-même qu’il olTroit les plus grands rapports. Nous osons même penser que si Commerson avoit été à portée de comparer autant d’espèces de blennies que nous, les caractères génériques qu’il auroit adoptés pour ces osseux auroient été tels, qu’il auroit renfermé son sauteur dans leur groupe. Nous avons donc remplacé la dénomination (Talikfue sauteur par celle de blennie sauteur, et réuni, dans le cadre que nous mettons sous les yeux de