A la première nageoire dorsale
du blennie belette. , , .
à la seconde ....««
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Le tridactyle à été Considéré jusqu’à présent comme un gade; il a surtout beaucoup de ressemblance avec le gade mustelle et le cimbre. Il a, de même que ces derniers animaux , la première nageoire dorsale cachée presque en entier dans une sorte de sillon longitudinal , et composée de rayons qui tous , excepté un , sont extrêmement courts et difficiles à distinguer les uns des autres. Mais chacune de ses nageoire jugulaires n’est soutenue que par trois rayons, et cela seul auroit dû nous engager à le rapporter aux blennies plutôt qu’aux gades. Les nageoires jugulaires ou thoracines, ayant été comparées, aussi bien que les abdominales, aux pieds de derrière des quadrupèdes , les rayons de ces organes de mouvement ont été assimilés à des doigts ; et c’est ce qui a déterminé à donner au blennie que nous examinons le nom spécifique de tridactyle , ou à trois doigts. D’ailleurs , dans cet osseux , les trois rayons de chaque nageoire jugulaire ne sont pas réunis par une membrane à leur extrémité , et cette séparation vers un de leurs bouts les fait paroître encore plus analogues aux doigts des quadrupèdes.
La tête du tridactyle est un peu aplatie. Ses mâchoires sont garnies de dents recourbées : celle d’en bas pr'ésente un long barbillon au-dessous de son extrémité antérieure.
On voit au-dessus de chaque nageoire pectorale une rangée longitudinale de tubercules , qui sont , en quelque sorte , le commencement de la ligne latérale. Cette dernière ligne se fléchit très-prés de son origine, forme un angle obtus, descend obliquement, et se coude de nouveau pour tendre directement vers la nageoire de la queue *.
La couleur de la partie supérieure de l’animal est d’un brun foncé ; les plis des lèvres, et les bords de la membrane branchiale, sont d’un blanc trés-éclatant.
à chacune des pectorales « « 17 rayons, à chacune des jugulaires » » 2
à celle de l’anus . . . • « 29 h celle de la queue . . . 43
4. 5 rayons h la membrane des branchies dû blennie tridactyle.
1 rayon très - allongé et plusieurs autres rayons très - courts à la première nageoire dorsale.
45 rayons à la seconde.
44 rayons à chacune des pectorales.
3 rayons à chacune des jugulaires.
20 rayons à celle de l’anus,
46 à celle de la queue.
LE BLENNIE GADOIDE.
Ce blennie habite dans les mers qui entourent la Grande-Bretagne ; le savant auteur de la Zoologie britannique l’a fait connoître aux naturalistes.
LE BLENNIE PHOLIS •.
Les blennies dont il nous reste à traiter forment le quatrième sous-genre de la famille que nous considérons : ils n’ont ni barbillons ni appendices sur la tête , et leur dos ne présente qu’une seule nageoire.
Le premier de ces poissons dont nous allons parler est le pholis. Cet osseux a l’ouverture de la bouche grande, les lèvres épaisses , la mâchoire supérieure plus avancée que l’inférieure, et garnie, ainsi que cette dernière, de dents aiguës, fortes et serrées. Les ouvertures des narines sont placées au bout d’un petit tube frangé. La langue est lisse , le palais rude , l’œil grand, l’iris rougeâtre, la ligne latérale courbe, et l’anus plus proche de la gorge que de la nageoire caudale 2.
La couleur du pholis est olivâtre , avec de petites taches, dont les unes unes sont blanches , et les autres d’une teinte foncée.
Ce blennie vit dans l’Océan et dans la Méditerranée. 11 s’y tient auprès des rivag'BS, souvent vers les embouchures des fleuves; il s’y plait au milieu des algues ; il y nage avec agilité ; il dérobe aisément à ses ennemis son corps enduit d’une humeur ou bave très-abondante et très-visqueuse , qui lui a fait donner un de ses noms; et quoiqu’il n’ait que deux décimètres de longueur, il se débat avec courage contre ceux qui l’atlaquent , les mord avec obstination, et défend de toutes ses forces une vie qu’il ne perd d’ailleurs que difliciicment.
Il n’aime pas seulement à se cacher audessous des plantés marines, mais encore dans la vase ; il s’y enfonce comme dans un asile , ou s’y place comme dans une embuscade. Il se retire aussi très-souvent dans des trous de rocher, y pénètre fort
Baveuse, sur plusieurs côtes méridionales de France ; galeetto , auprès de Livoui'ne ; viidgranoo , bidcard , auprès des rivages de Cornouailles en Angleterre.