‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 215 sur 731 · CINQUANTE-QUATRIÈME GENRE · texte numérisé non relu

CINQUANTE-QUATRIÈME GENRE

LES ÏÆNIOIDES.

Une nageoire de l'anus ; les nageoires pectorales en forme de disque, et composées d’un grand nombre de rayons; le corps et la queue très-allongés et comprimés en forme de lame; le ventre à peu prés de la longueur de la tête; les écailles très-petites ; les yeux à peine visibles; point de nageoire caudale»

ESPÈCE, CARACTÈUES.

T .. l Trois ou quatre barbillons

Le t;enioide her-J auprès de l’ouverture de MA«mEri. { la bouche.

LE

ÏÆNIOIDE HERMANN lEN.

Ce poisson, que nous avons dû inscrire dans un genre particulier, n’a encore été décrit clans aucun ouvrage d’histoire naturelle. Nous lui donnons un nom générique qui désigne sa forme très-allongée, semblable à celle d’un ruban ou d’une banderole, et très-voisine de celle des cépoles qui ont été appelés tœnia. Nous le distinguons- par l’épithète à'hermannien , pour donner au savant Hermann de Strasbourg une nouvelle preuve de l’estime des naturalistes, et de leur reconnoissance envers un professeur habile qui concourt chaque jour au progrès des sciences, et particulièrement de l’ichtyologie.

Ce taenioïde, dont les habitudes doivent ressembler beaucoup à celles des cépoles , puisqu’il se rapproche de ces osseux par le plus grand nombre de points de sa conformation, et qui doit surtout partager leur agilité , leur vitesse , leurs ondulations , leurs évolutions rapides, en diffère cependant par plusieurs traits remarquables.

Premièrement, ses yeux sont si petits.

qu’on ne peut les distinguer qu’avec beaucoup de peine, et qu’aprés les avoir cherchés souvent pendant long-temps, on ne les aperçoit que comme deux petits points noirs; ce qui lui donne un rapport assez important avec les cécilies.

Secondement, il n’a point de nageoire caudale; et sa queue se termine, comme celle des trichiures , par une pointe trèsdéliée, prés de l’extrémité de laquelle on voit encore s’étendre la longue et très-basse nageoire dorsale, qui part très-prés de la tête, et tire son origine de la partie du dos correspondante à l’anus.

Troisièmement , la nageoire anale est très-courte.

Nous devons ajouter que la tête de l’hermannien est comme taillée à facettes, dont la figure que nous avons fait graver montre la forme , les dimensions et la place. La peau de l’animal, dénuée d’écailles facilement visibles , laisse reconnoître la position des principaux muscles latéraux; on voit des points noirs sur les pectorales, ainsi que sur la nageoii'e de l’anus, et des raies blanchâtres sur la tête ; les barbillons, situés auprès de l’ouverture de la bouche, sont très-courts, et un peu inégaux en Ion»

gueur«>

im\\\vv\vv\'VV^vi\vvvvvvvvi^«\AAA^‘Vt\vv\vkAAA^vv\vvvvvvA/v\vvvvv\/vv\^\\vv\/vv%wuA\iVvi^VM(VM^%MVVWVMWVVVVVMVVtfi^

Page 1