‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 279 sur 731 · LE CARANX GLAUQUE · texte numérisé non relu

LE CARANX GLAUQUE

Ce poisson , qu’Osbeck a vu dans l’Océan atlantique , auprès de l’île de l’Ascension, a été observé par Gommerson dans le grand Océan, vers les rivages de Madagascar, et particuliérement dans les environs du fort Dauphin élevé dans cette dernière île. Il habite aussi dans la Méditerranée, où il éloit trés-connu du temps de Pline, et même de celui d’Aristote, qui avoit entendu dire qn e ce caranx se tenoit caché dans les profondeurs de la mer pendant les très-grandes chaleurs de l’été. La couleur générale de cet osseux est indiquée par le nom qu’il porte : elle est en efi’et d’un bleu clair mêlé d’une teinte verdâtre ; quelquefois cependant ^lle paroît d’un bleu foncé, et semblable à celui que présente la mer agitée par un vent impétueux. La partie inférieure de l’animal est blanche. On voit souvent une tache noire à l’origine de la seconde nageoire dorsale et à celle de la nageoire de l’anus ; et quatre autres taches noires , dont les deux premières sont les plus grandes, sont aussi placées ordinairement sur chaque ligne latérale.

Le second rayon de la seconde nageoire du dos est très-haut, et le premier aiguillon de la première nageoire dorsale est tourné , incliné , et même couché vers la tête. Une petite nageoire à deux rayons précède celle de l’anus 2,

La chair du glauque est blanche, grasse , et communément de bon goût.

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