LE CARANX FILAMENTEUX
chaque opercule formé de trois lames dénuées d’écailles semblables à celles du dosfj la nageoire caudale fourchue ; la petite nageoire qui précède celle de l’anus, composée de deux rayons , dont l’antérieur est le moins grand. Les pectorales sont en forme de faux ; la première du dos peut être reçue dans une fossette longitudinale
LE CARANX DAÜBENTON.
Nous consacrons à la mémoire de notre illustre ami Daubenton ce beau caranx, représenté d’après Plumier dans les peintures sur vélin du Muséum d’histoire naturelle.
Ce caranx a ses deux nageoires dorsales très-rapprocliées : la première est triangulaire , et soutenue par six rayons aiguillonnés ; la seconde est très-allongée et un peu en forme de faux 2. Deux aiguillons sont placés au-devant de la nageoire de l’anus. Les deux mâchoires sont également avancées. On voit , à chaque opercule branchial , au moins trois pièces , dont les deux dernières sont découpées en pointe du côté de la queue. La ligne latérale est tortueuse, rude et dorée. Des taches couleur d’or sont répandues sur les nageoires. La partie supérieure du corps est bleue, et l’inférieure argentée.
également d’un beau noir et transversale , mais beaucoup plus étroite. Les nageoires du dos sont bleues, et les autres jaunes.
Trois lames composent chaque opercule.
Les nageoires pectorales, beaucoup plus longues que les thoracines , sont en forme de faux. Celle de la queue est fourchue.
Forskael a vu ce caranx dans la mer Rouge. Commerson , qui l’a observé dans la partie du grand Océan qui baigne l’îîe de France et la côte orientale de l’Afrique, rapporte dans ses manuscrits, que les deux individus de cette espèce qu’il a examinés n’avoient pas plus de six ou sept pouces (deux décimètres) de longueur, que les deux pointes de la nageoire caudale étoient très-noires , que les deux mâchoires étoient à peu près également avancées , et qu’on ne sentoil aucune dent le long de ses mâchoires^.
Indépendamment de ces particularités , dont les deux dernières ont été aussi indiquées par Forskael, Commerson dit que la membrane branchiale étoit soutenue par sept rayons ; que la partie concave de l’arc osseux de la première branchie étoit dentée en forme de peigne ; que la partie analogue des trois autres arcs ne présenloit que deux rangs de tubercules assez courts ; et que la ligne latérale étoit, vers la queue, hérissée de petits aiguillons , et bordée , pour ainsi dire, d’écailles plus grandes que celles du dos.