‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 300 sur 731 · LES NASONS · texte numérisé non relu

LES NASONS

Uiie 'protnüerance en forme de corne ou de grosse loupe sur le nez; deux plaques ou boucliers de chaque côté de V extrémité de la queue; le corps et la queue recouverts d’une peau rude et comme chagrinée.

KSPÈCE. CARACTKBE3.

IP

(Une protubérance cylin* drique , horizontale , et en forme de corne au- NKT, devant des yeux ; une

f ligne latérale très-sensi bie.

LE NASON LICORNET.

Sans les observations de l’infatigable Commerson, nous ne connoîtrions pas tons les traits de l’espèce du licornet, et nous ignorerions l’existence du poisson loupe, que nous avons cru , avec cet habile voyageur, devoir renfermer, ainsi que le licornet, dans un genre particulier, distingué par le nom de nason.

La première de ces deux espèces frappe aisément les regards par la singularité de la forme de sa tête ; elle attire l’attention de ceux même qui s’occupent le moins des sciences naturelles. Aussi avoit-elle été très-remarquée par les matelots de l’expédition dont Commerson faisoit partie : iis j’avoient examinée assez souvent pour lui donner un nom ; et comme ils avoient facilement saisi un rapport très-marqué que présente son museau avec le front des animaux fabuleux auxquels l’amour du merveilleux a depuis long-temps attaché la dénomination de licorne, ils l’avoient appelée la. petite licorne, ou \q licornet, appellation que j’ai cru devoir conserver.

En effet , de l’entre-deux des yeux de ce poisson part une protubérance presque cylindrique, renflée à son extrémité, dirigée horizontalement vers le bout du museau , et attachée à la tête proprement dite par une base assez large.

C’est sur cette même base que l’on volt de chaque côté deux orifices de narines, dont rantéfieur est le plus gi-and.

ESPÈCE. CABICTÈRES

(Une proéminence en forme de grosse loupe audessus de la mâchoire I supérieure , point de li- \ gne latérale visible.

Les yeux sont assez gros.

Le museau proprement dit est un peu pointu ; l’ouverture de la bouche étroite ; la lèvre supérieure foiblement extensible ; la mâchoire d’en- haut un peu plus courte que celle d’en-bas, et garnie, comme cette dernière, de dents très-petites, aiguës, et peu serrées les unes contre les autres.

Des lames osseuses composent les opercules, au-dessous desquels des arcs dentelés dans leur partie concave soutiennent de chaque côté les quatre branchies

Le corps et la queue sont très-comprimés , carénés en haut ainsi qu’en bas , et rocouverls d’une peau rude , que l’on peut coniparer à celle de plusieurs cartilagineux, et notamment de la plupart des squales.

La couleur que présente la surface presque entière de l’animal est d’un gris brun ; mais la nageoire du dos, ainsi que celle de l’anus , sont agréalilement variées par des raie courbes , jaunes ou dorées.

Cette même nageoire dorsale s’étend depuis la nuque jusqu’à une assez petite distances de la nageoire caudale.

La ligne latérale est voisine du dos, dont

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