‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 302 sur 731 · LE NASON LOUPE · texte numérisé non relu

LE NASON LOUPE

Gette espèce de nason, observée, décrite et dessinée, comme la première, par Gommerson, qui Fa vue dans les mêmes contrées, ressemble au licornet par la compression de son corps et de sa queue, et par la nature de sa peau rude et chagrinée ainsi que celle des squales. Sa couleur générale est d’un gris plus ou moins mêlé de brun , et par conséquent très-voisine de celle du licornet; mais on distingue sur la paitie supérieure de l’animal , sur sa nageoire dorsale et sur la nageoire de la queue, un grand nombre de taches petites, lenticulaires et noires. Gelîes de ces taches que Fon remarque auprès des nageoires pectorales sont un peu plus larges que les autres ; et entre ces mêmes nageoires et les orifices des branchies on voit une place noirâtre et très-rude au toucher,

La tête est plus grosse , à proportion du reste du corps, que celle du licornet. La protubérance nasale ne se détache pas du museau autant que la corne de ce dernier nason : elle s-’étend vers le haut ainsi que vers les côtés ; elle représente une loupe ou véritable bosse. Un sillon particulier dont la couleur est très-obscure , qui part de Fangie antérieur de Fœil , et qui régne jusqu’à l’extrémité du museau, circonscrit cette grosse tubérosité ; et c’est au-dessus de l’origine de ce sillon, et par conséquent ü’ès-près de Fœil, que sou situés, de chaque côté , deux orifices de narines, dont Fantérieur est le plus sensible.

Les yeux sont grands et assez rapprochés du sommet de la tête ; les lèvres sont coriaces ; la mâchoire supérieure est plus avancée que Finfcrlenre , la déborde , Fembrassse , n’est point du tout extensible, et monfie, comme la mâchoire d’en bas, un coaîour arrondi, et lui seul rang de clentâ incisircSi

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