A la membrane des branchies d 0 rayons
à la nageoire du dos. . ,
à cliacune des pectorales. .
à chacune des thoracines. .
k celle de l’anus. ....
k celle de la queue. , .
LE COEYPHÈNE ÎIIPPURÜS.
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les écailles sont minces . mais fortement attachées.
A l’indication des formes ajoutons î’exposition des nuances , pour achever de donner une idée de ce superbe corypliénc. Lorsqu’il est Tivant, dans l’eau, et en mouvement , il brille sur le dos d’une couleur d’or très-éclatanle , mêlée à une belle teinte de bleu ou de vert de mer, que relèvent des taches dorées et le jaune dore de la ligne latérale. Le dessous du corps est argenté. Les nageoires pectorales et thoracines présentent un jaune très-vif, à la splendeur duquel ajoute la teinte brune de leur base ; la nageoire caudale , qui ofla même nuance de jaune, est d’ailleurs bordée de vert; celle de l’anus est dorée ; et une dorure des plus riches fait rcmarc[uer les nombreux rayons de la nageoire dorsale , au milieu de la membrane d’un bleu céleste qui les réunit.
C’ést ce magnifique assortiment de couleurs d’or et d’azur qui trahit de loin le coryphéne hippurus , lorsque , cédant à sa voracité naturelle, il poursuit sans relâche les trigles et les exocets, dont il aime à se nourrir, contraint ces poissons volans à s’élancer hors de l’eau , les suit d’un regard assuré, pendant que ces animaux effrayés parcourent dans l’air leur demi-cercle , et les reçoit, pour ainsi dire, dans sa gueule, à l’instant où, fatigués d’agiter leurs nageoires pectorales, et ne pouvant plus soutenir dans l’almosphéie leur corps trop pesant, ils retombent au milieu de leur fluide natal, sans pouvoir y trouver un asile.
Non-seulement les hippurus cherchent ainsi à satisfaire le besoin impérieux de la faim qui les presse , au milieu des bandes nombreuses de poissons moins grands et plus foibles qu’eux : mais encore, peu difficiles dans le choix de leurs alimens , ils voguent en grandes troupes autour des vaisseaux , les accompagnent avac constance , et saisissent avec tant d’avidité tout ce que les passagers jettent dans la mer, qu’on a trouvé dans l’estomac d’un de ces poissons jusqu’à quatre clous de fer, dont un avoit plus de quinze centimètres de longueur.
On profite d’autant plus de leur gloutonnerie pour les prendre, que leur chair est ferme , et très-agréable au goût. Pendant le temps de leur frai , c’est-à-dire , dans le printemps et dans l’automne, on les qvcciie avec des filets auprès des rivages , vers lesquels ils vont déposer ou féconder ieurs œufs-; et dans les autres saisons, où Ils préféreîîî fa haute met’, en se sert de li-
gnes de fond S que la vorocité de ces coryphènes rend très-dangereuses pour ces animaux. Ce qui fait d’ailleurs que leur recherche est facile et avantageuse, c’est qu’ils sont en très-grand nombre dans les parties de la mer qui leur conviennent, parce qu’indépendamment de leur fécondité, ils croissent si vite, qu’on les voit grandir d’une manière très-prompte dans les nasses où on les renferme après les avoir pris on vie.
Ils vivent dans presque toutes les mers chaudes et même tempérées. On les trouve non-seulement dans le grand Océan équatorial, improprement appelé 'Hier Pacifique , mais encore dans une grande portion de l’Océan atlantique, et jusque dans la Méditerranée,
LE CORYPHENE DORADON.
Nous conservons ce nom de dovadon à un coriphéne qui a plusieurs traits communs avec l’hippurus , mais qui en diffère par plusieurs autres. Il en est séparé par le nombre des rayons de la nageoire dorsale , qui n’en renferme que cinquante ou environ , par celui des rayons de la membrane des branchies , qui n’en comprend que six , pendant que la membrane branchiale de l’hippurus en présente sept et quelquefois dix , et de plus par la disposition des taches couleur d’or qui ne sont disséminées que sur la partie supérieure du corps et de la queue. D’ailleurs, en jetant les yeux sur une peinture exécutée d’après les dessins coloriés et originaux du célèbre Plumier, laquelle fait partie de la belle collection de peintures sur vélin déposées dans le Muséum d’histoire naturelle, et qui représente avec autant d’exactitude que de vivacité les brillantes nuances du doradon, on ne peut pas douter que ce dernier coryphéne n’ait chacun dos opercules de ses branchies composé de deux lames, pendant que l’opercule de l’hippurus est formé d’une seule pièce. On pourra s’en assurer en examinant la copie de celte peinture , que nous avons cru devoir faire graver. Au reste, l’agilité, la voracité et les autres qualités du doradon , ainsi que les diverses îiabitudc-s de ce poisson, sont à peu prés les mêmes que celles de l’hippurus; et oa
•î Vovez , sur ifis li<rn!\s de fond, i’arüde de U r:uc ti rcliu de bx vv.ir'cne contre.
LE CORYFÜENE DORADÔN.