LA SCORPÈNE BARBUE
La tête de ce poisson est relevée par des protubérances, et creusée dans d’autres endroits, de manière à présenter des cavités assez grandes. Deux barbillons garnissent la mâchoire inférieure; les nageoires thoracines sont réunies l’une de l’autre par une petite membrane ; la nageoire caudale est presque rectiligne*.
LA SCORPÈINE RASCASSE 2.
La rascasse habile dans la Méditerranée et dans plusieurs autres mers. Ou l’y trouve auprès des rivages, où elle se met en embuscade sous les fucus et les autres plantes marines, pour saisir avec plus de facilité les poissons plus foibles ou moins armés qu’elle ; et lorsque sa ruse est inutile , que son attente est trompée , et que les poissons se dérobent à ses coups, elle se jette sur les cancres, qui ont bien moins de force , d’agilité et de vitesse pour échapper à sa poursuite. Si dans ses attaques elle trouve de la résistance, si elle est obligée de se défendre contre un ennemi supérieur, si elle veut empêcher la main du pêcheur de la retenir, elle se contracte , déploie et étend vivement ses nageoires, que de nombreux aiguillons rendent des armes un peu dangereuses, ajoute par ses etlbrls à l’énergie de ses muscles, présente ses dards, s’en hérisse, pour ainsi dire, et, frappant avec rapidité, fait pénétrer ses piquans assez avant pour produire quelquefois des blessures fâcheuses, et du moins faire éprouver une douleur aiguë. Sa chair est agréable au goût, mais ordinairement un peu dure. Sa longueur ne dépasse guère quatre décimètres. Les écailles qui la recouvrent sont rudes et petites.
La couleur de sa partie supérieure est brune , avec quelques taches noires ; du blanc mêlé de rougeâtre est répandu sur sa partie inférieure. Les nageoires sont d’un rouge ou d’un jaune foible et tacheté de
22 rayons à chaque nageoire pectorale.
9 rayons à la nageoire de l’anus.