‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 364 sur 731 · rayons à la membrane des branchies · texte numérisé non relu

rayons à la membrane des branchies

12 aiguillons et 11 rayons articulés à la nageoire du dos-

19 rayons à chacune dès pectorales.

1 aiguillon et 5 rayons articulés h chacune des Ihoracines.

3 aiguillons et 5 rayons articulés h la nageoire de l’anus.

12 rayons à celle de la queue.

2.12 rayons aiguillonnés et 7 rayons articulés â la nageoire du dos.

LA SGOïirÈAE AMÉRICAÏjNE.

LA

SeOPiPÈNE AMÉRICAINE.

La le te de ce poisson présente des protubérances et despiquans; d’ailleurs on volt deux barbillons à la mâchoire supérieure , el cinq ou six à la mâchoire inférieure. Les quinze derniers rayons de la nageoire dorsale forment une portion plus élevée que la partie antérieure de celte même nageoire; cette portion est, de plus, trésarrondie, semblable parla figure ainsi qu’égale par l’étendue à la nageoire de l’anus, et située précisément au-dessus de ce dernier instrument de natation. Les nageoires pectorales et la caudale sont aussi très arrondies*. Lorsque la femelle est pleine, son ventre paroît très -gros; et c’est une suite du grand nombre d’œufs que l’on compte dans cette espèce, qui est trés-féconde , ainsi que presque toutes les autres scorpènes.

LA SCORPÈNii DIDACTYLE.

La tête de cet animal , que Pallas a trèsbien décrit , présente les formes les plus régulières que l’on ait encore observées dans les poissons: elle ressemble bien plus à celle de ces animaux fantastiques dont l’imagiî fait partie des décorations bizarres auxquelles on a donné le nom ù^arabesques 3 qu’à un ouvrage régulier delà sage Nature. Les yeux gros, ovales et saillans, sont placés au sommet de deux protubérances très-rapprochées ; on voit deux fosêeltes creusées entre ces éminences et le bout du museau ; des rugosités anguleuses paroissent auprès de ce museau etde la base des opercules.

Des barbillons charnus, découpés, aplatis et assez larges, sont dispersés sur plusieurs points de la surface de cette tête , que l’on est tenté de considérer comme un

9 rayons à chacune des pectorales.

5 ©U 6 rayons à chacune des Ihoracines.

2 aiguillons et 5 rayons articulés à la nageoire de l’anus.

ÎO rayons à celle de la queue, t. Â la nageoire dorsale. » ► » 33 rayons, à chacune des pectorales, . . 13

I celle de la queue. , , , , 13

produit de Fart ; deux de ces filamens , beaucoup plus grands que les autres, pendent, l’un à droite , et l’autre à gauche de | la mâchoire inférieure : celte mâchoire est ! plus avancée que celle, d’en-haut; Fune et l’autre sont garnies de dents, ainsi que le devant du palais et le fond du gosier; la langue montre des raies noires et de petits grains jaunes : on aperçoit de plus , auprès de chaque nageoire pectorale, c’està-dire de chacune de ses nageoires que Fou a comparées à des bras, deux rayons articulés, très-longs, dénués de membranes , dans lesquels on a trouvé quelque analogie avec des doigts; et voilà pourquoi la scorpéne dont nous parlons a été nommée à deux doigts , QM didacty le. La nageoire de la queue est arrondie ; toutes les autres ; sont grandes; celle du dos règne le long d’une ligne très-étendue ; plusieurs de ses rayons dépassent la membrane proprement | dite, et sont garnis de lambeaux membra- i lieux et déchirés ou découpés.

La peau de ce poisson, dénuée d’écaiîles facilement visibles , est enduite d’une humeur visqueuse. Cette scorpéne parvient i d’ailleurs à une longueur de trois ou quatre décimètres. Elle est brune avec des raies j jaunes sur le dos , et des taches de la même couleur sur les côtés, ainsi que sur sa partie inférieure. Des bandes noires sont distri- | buées sur la nageoire de la queue, ainsi que h sur les pectorales. Cet animal remarquable I habite dans la mer des Indes *.

LA SCORPÉNE ANÏENNÉE. I,

On pêche dans les eaux douces de File 'i d’Amboine une scorpéne dont Bloch a pu- ii blié la description , et dont voici les princi- j; panx caractères. jl

La tête est hérissée de filamens et de pi- |j quans de diverses grandeurs ; au-dessus des ij yeux , qui sont grands et rapprochés, s’éîè- !j' vent deux barbillons cylindriques , renflés ; dans quatre portions de leur longueur par une sorte de bourrelet très-sensible, et qui, i paroissant articulés et ayant beaucoup de rapports avec les antennes de plusieurs in- r sectes , ont fait donner à l’animal dont nous i

Page 1