FOURCHÉ
famille des véritables labres en renierftie donc, sur quarante-huit espèces, vingt-trois dont la description n’a pas encore été publiée. C’est une nouvelle preuve de ce que nous avons dit dans l’article intitulé , De la nomenclature des labres, des cheilines, des cheilo diptères , etc.
Le rouges*- raies , que Commerson a décrit avec beaucoup de soin dans son recueil latin et manuscrit, habite au milieu des syrtes et des rochers de corail qui environnent les îles de Madagascar et de la Réunion. Nous ignorons la patrie de l’ennéacanthe * et du gouan , que nous faisons connoître d’après des individus de la collection hollandaise cédée à la France. Le plumiérien vit en Amérique ; et le macrocéphale ^ , ainsi que le quinze-épines, représentés dans nos planches d’après les dessins de Commerson , se trouvent vraisemblablement dans le grand golfe de l’Inde, et auprès des îles dites de la mer du Sud.
Les dents du labre gouan sont crochues, et d’autant moins longues que leur place est plus éloignée du bout du museau.
La ligne latérale est interrompue dans le quinze-épines, dorée dans le plumiérien, et garnie , vers la tête , de petites ramifications dans le rouges-raies. Ce dernier labre a le fond de ses couleurs d’un brun plus ou moins foncé, et ses nageoires pectorales d’un rouge incarnat ; et la caudale du macrocéphale est bordée, à son extrémité, d’un liséré d’une nuance vive ou trés-claire *.
4. Ennéacantk désigne les neuf aiguillons de la dorsale. É veut dire neuf.
2. Max. 00 5 signifie long ou grand, et xîwaAïj veut dire iête.