Le tétbodon Ç
grosse-tête. l tres-grosse.
TROISIEME SOUS-GENRE
le corps très-comprimé par les côtés.
ESPÈCE. CARACTÈRES
/Point d’aiguillons ; les nat geoires du dos, de la I queue et de l’anus, réu- \ nies.
LE
TÉTRODON PERROQUET.
Les poissons cartilagineux que nous allons examiner ont reçu le nom de tètrudon, qui signifie quatre dents, à cause de la conformation particulière de leurs mâchoires. Elles sont, en effet, larges dures, osseuses, saillantes, quelquefois arrondies sur le dexant , et séparées chacune, dans celle partie antérieure, par une fente verticale, en deux portions auxquelles le nom de dents a été donné. Ces quatre dents, ou ces quatre portions de mâchoires osseuses, qui débordent les lèvres, sont ordinairement dentelées, et ont beaucoup de rapports avec les mâi choires dures et dentelées des tortues.
Dans les espèces où leur partie antérieure I se prolonge un peu en pointe, ces portions ! de mâchoires ressemblent un peu aux mandibules du bec d’un perroquet ; et de là vient le nom que nous avons conservé au tétrodon que nous allons décrire dans cet ! article.
Ces mâchoires, placées hors des lèvres,
fortes et crénelées, sont très-propres à écj aser les crustacées et les coquillages, dont les tétrodons se nourrissent souvent. Ces poissons ont, par la nature de cet appétit pour les animaux revêtus d’un têt ou d’une coquille, un rapport d’habitude avec les ostracions, auxquels ils ressemblent aussi par des traits de leur conformation. Comme les ostracions, ils ont une Inembrane branchiale et un opercule ; la membrane est communément dénuée de rayons; et Topercule, plus ou moins difficile à distingue! , surtout dans les individus desséchés ou ai • télés d’une autre manière , consiste ordi nairement dans une petite plaque cariilagineuse. Ils n’ont pas reçu de la puissance créatrice cette enveloppe solide dans laquelle la plus grande partie du corps d( .s ostracions est garantie de la dent de plusieurs poissons assez forts et assez bien ai més; la Nature ne leur a pas donne le.s boucliers larges et épais qu’elle a disposes sur le dos des acipenséres ; elle ne les a pas revêtus de la peau épaisse des balistes ; mais une partie plus ou moins grande de leur surface est hérissée, dans presque toutes les espèces de cette famille, de petits piquans dont le nombre compense la brié-