‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 529 sur 731 · L’opdicéphale wradl · texte numérisé non relu

L’opdicéphale wradl

Quarante-trois rayons à la nageoire dorsale ; na grand nombre de bandes étroites, transversales et irrégulières.

&eux compris dans cette petite famille sont remarquables par la forme des écailles qui recouvrent leurs opercnîes , leur corps et leur queue. Ces écailles , au lieu d’être ou lisses , ou rayonnées , ou relevées par une arête, sont parsemées, dans la portion de leur surface qui est découverte , de petits grains ou de petites élévations arrondies qui les rendent rudes au toucher. Les eaux des rivières et des lacs de la côte de Coromandel, et particulièrement du Tranquebar, nourrissent ces .animaux; ils s’y tiennent dans la vase, et ils peuvent même s’enfoncer dans le limon d’autant plus profondément, que la pièce postérieure de chacun de leurs opercules est garnie intérieurement d’une sorte de lame osseuse , perpendiculaire à ce mçraj pperciilej fl

L’OPHIGÉFHALE KARRüWEY.

qui , en se râpprôdiaïil de Ja lame opposée, ne laisse pas de passage à la bourbe ou terre délayée, et ne s’oppose pas cependant à l’entrée de l’eau nécessaire à la respiration de l’ophicéphale. Le côté concave des arcs des branchies est d’ailleurs garni d’un grand nombre de petites élévations hérissées de pointes, et qui contribuent à arrêter le limon que l’eau entraîneroil dans la cavité branchiale, lorsque l’animal soulève ses opercules pour faire arriver auprès de ses organes respiratoires le fluide sans lequel il cesseroil de vivre.

On ne compte encore que deux espèces d’ophicéphales : le karruwey, auquel nous avons conservé le nom que lui donnent les Tamules; et le ivraliL , auquel nous avons cru devoir laisser la dénomination employée par les Malais pour le désigner. Le premier de ces ophicéphales a l’ouverture de la bouche médiocre, les deux mâchoires aussi longues l’une que l’autre et garnies de dents petites et pointues, le palais rude, la langue lisse , l’orifice branchial assez large , la membrane branchiale cachée sous l’opercule , le ventre court , la ligne latérale droite , le corps et la queue allongés , la caudale arrondie, la couleur générale d’un blanc sale , l’extrémité des nageoires noire , et presque toute la surface parsemée de points noirs C’est un de ces poistsons que l’on trouve dans les rivières de la partie orientale de la presqu’île de l’Inde, et particulièrement du Kaiveri , lorsque ,

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