‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 58 sur 731 · I. Aux nageoires pejctoyales. . 15 rayons · texte numérisé non relu

I. Aux nageoires pejctoyales. . 15 rayons

à celle du dos. 15

à celle de l’anus, à celle d£ I3 quelle,

nous n’ayons pas dû présenter ensemble leurs quatre images , afin qu’on puisse les mieux comparer , et les distinguer plus facilement Tune de l’autre.

Le rayé se trouve dans le Nil.

Depuis la tête jusqu’au milieu du corps, il est hérissé de piquans extrêmement courts, tournés vers la queue, et qui occasionent des démangeaisons et. d’autres accidens assez analogues à ceux que l’on éprouve lorsqu’on a touché des orties, pour qu’on ait regardé cet animal comme venimeux. Depuis le milieu du corps jusqu’à l’extrémité de la queue, la jvartie inférieure du rayé ne présente que de petits creux qui le font paroître pointillé. Au-devant de chaque œil est un tubercule terminé à son sommet par deux lilamens très-courts ; les deux tubercules se touchent *. La ligne latérale passe au-dessous de l’œil , descend ensuite , se relève , et s’étend enfin presque directement jusqu’à la nageoire caudale.

Le rayé est, par-dessus, d’un vert bleuâtre; par-dessous, d’un jaune roux; sur les côtés, d’un bleuâtre foncé ; et, sur ce fona. on voit régner longitudinalement et de chaque côté quatre raies brunes et blanchâtres, dont les deux supérieures sont courbes, et dont la troisième se partage en deux.

Le croissant vit en Egypte comme le rayé ; mais il habite aussi en Asie, et particuliérement dans les eaux de la Chine et dans celles du Japon. 11 est regardé, dans toutes les contrées où on le pêche, comme une nourriture très-dangereuse, loi-squ’il ii’a pas été vidé avec un très-grand soin. La qualité funeste qu’on lui attribue vient peut-être le plus souvent de la nature dés alimens qu’il préfère, et qui, salutaires^ pour ce poisson , sont très-malfaisans pour d’autres animaux , et surtout pour LhoitUN me ; mais il se pourroit qu’une longue hg. bitude de convertir en sa propre substance des alimens nuisibles fît contracter à la chair même du croissant, ou aux sues renfermés dans l’intérieur de son coips, des propriétés vénéneuses. Cette qualité délétère du croissant est reconnue depuis n^^sieurs siècles au Japon et en Egypte, la superstition a fait croire pendant ïonglemps que l’espèce entière (le ce tétrodo^n

■Il

I, La rayé a aux nageoires pectorales. , . • .... 19 rayons,

à celle du dos, , . . , , i2

à celle de l’anus. , , , , g

à celle de la queue, qui est ar-i rondie, , « « » « » %%

le TÉTTIODOX RAY.É.

avoit été condamné à renfermer ainsi un poison actif, parce que des individus de cette même espèce avoient autrefois dévoré le corps d’un Pharaon tombé dans le Nil. Au reste , le venin que renferme le croissant , à quelque cause qu’il faille le rapporter, est très-puissant , au moins dans le Japon , puisque , suivant Osbeck, cet animal peut y donner la mort , dans deux heures , à ceux qui s’en nourrissent Aussi les soldats de cette contrée orientale, et tous ceux de ses liabitans sur lesquels on peut exercer une surveillance exacte , ont-ils reçu une défense rigoureuse de manger du tétrodon croissant.

Mais si l’on doit redouter de se nourri de ce cartilagineux, on doit aimer à le voir, à cause de la beauté de ses couleurs. Le dessous de son corps est blanc ; ses nageoires sont jaunâtres; sa partie supérieure est d’un vert foncé; et sur son dos on voit une tache, et au-devant de la tache une bande transversale , large et en croissant , toutes les deux noires et bordées de jaune.

Il n’y a de piquans que sur la partie inférieure du corps. La ligne latérale commence au-devant de l’œil , passe au-dessous de cet organe, se relève ensuite, et s’étend jusqu’à la nageoire caudale, ensuivant à peu prés la courbure du dos 2.

Le mal-armé a été observé dans la Caroline, où il parvient à une grandeur assez considérable. 11 n’a d’aiguillons que depuis le museau jusque vers les nageoires pectorales : il est ordinairement bleuâtre par-dessus, et blanc par-dessous; et ce qui sert à le distinguer des autres tétrodons, c’est principalement la double ligne latérale qu’il a de chaque côté

Quant au spenglérien, qui vit dans les Indes, et auquel le docteur Bloch a donné le nom de M. Spengleiv, de Copenhague , qui lui avoit envoyé un individu de cette

1. Suivant Butnpliius, l’antidote du poison contenu dans le tétrodon croissant est la plante à larpielle il a donne' le non? de rex amoiis

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