‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 635 sur 731 · MYLIO, LE SPARE BRETON ET LE · texte numérisé non relu

MYLIO, LE SPARE BRETON ET LE

SPARE RAYÉ d’oR.

Nous avons trouvé dans les manuscrits de Gommerson la description de ces cinq spares.

Le vertor habite dans le grand Océan , auprès des côtes de la Nouvelle-Guinée, où Gommerson a vu des myriades d’individus de cette espèce , et où il n’en a remarqué aucun qui eût plus d’un demi décimètie de

5 rayons à la membrane branchiale du

cynodon.

15 rayons à chaque pectorale.

6 rayons à chaque thoracine.

20 rayons à la nageoire de la queue.

13 rayons à chaque pectorale du tétracantlie.

22 rayons h la caudale.

LE SPARE VERTOR.

long. Sôn dos est caréné et son ventre arrondi, comme le dos et le ventre de plusieurs spares. Les deux mâclioires présentent à peu près la même longueur. La lèvre supérieure est extensible. De petites écailles couvrent toute la surface de l’animal. On voit à l’angle extérieur de chaque thoracine une lame écailleuse allongée et aiguillonnée , que Commerson regardoit comme un caractère distinctif de tous les spares; mais ce naturaliste n’avoit pas observé un grand nombre de ces osseux. Les vertorssuivoienten troupes si considérables le vaisseau de ce voyageur, au milieu du mois d’août 1768, lorsqu’il alloit vers les rivages de la Nouvelle - Guinée , qu’on ne pouvoit pas enfoncer un seau dans la mer pour y puiser de l’eau, sans en retirer plusieurs de ces petits poissons , distingués par la beauté de leurs nuances, que le bleu noirâtre de la base des pectorales fait ressortir avec encore plus d’éclat.

Le myloslome a été pêché sous les yeux de Commerson auprès des côtes des îles Praslin, au mois de juillet 1768. Le goût de ce thoracin est assez agréable. Ce poisson a beaucoup de rapports avec la dorade; mais son front est beaucoup plus près d’être vertical que celui de ce dernier spare. Les deux mâchoires sont également avancées , et hérissées de dents très-petites et serrées comme celles d’une lime. La langue est courte , large , pointue et cartilagineuse. Deux orifices appartiennent à chaque narine. Les yeux sont très -gros et saillans. Les écailles qui recouvrent les opercules, le corps et la queue , sont rayonnées , et un peu crénelées dans leur bord postérieur. La couleur générale est d’un jaune foncé , plus clair sur les pectorales, mêlé avec du vert sur une grande partie de la dorsale et de la caudale , et qui s’étend jusqu’au bord intérieur de la mâchoire inférieure , à la langue, au palais et au gosier. Deux taches noirâtres sont placées sur l’extrémité de la queue , de manière à se réunir, et à y représenter , suivant les expressions de Gommerson, une paire de lunettes.

La mer voisine de l’île de France nourrit le mylio, qui ressemble beaucoup au mylostome, et qui parvient à la grandeur d’un cyprin de taille moyenne. Les écailles qui revêtent ses opercules , son corps et sa queue, sont larges, lisses et brillantes. Six dents saillantes en avant garnissent l’extrémité des deux mâchoires , dont l’inférieure est la plus courte ; la lèvre supérieure est extensible.

Le fond de la couleur de ce mylio est argenté; les pectorales., une portion de la dorsale et la caudale , sont jaunes ; les thoracines , la plus grande partie de l’anale , le bord supérieur de la doi-sale, et l’extrémité de la caudale , olfrent une teinte noirâtre ; et chaque joue présente une tache très-dorée

Le breton se trouve parmi les poissons littoraux de l’Ile-de-France ; il y est cependant assez rare. On vante la bonté de sa chair ; mais il ne parvient ordinairement qu’à la longueur de deux ou trois décimètres. La lèvre supérieure est si extensible, qu’elle s’allonge quelquefois d’un neuvième et même d’un huitième de la longueur totale de l’animal. Chaque mâchoire est garnie de très-petites dents.

Le spare rayé d’or a deux ou trois décimètres de longueur, les deux mâchoires presque également avancées, le dos brun, et les côtés argentés.

LE SPARE GATESBY,

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