Le DîPtÊRODÔN QUEOE-JAüNR
Onze rayons à la première dorsale ; vingt-trois à la seconde *, 1» caudale jauna et rectiligne*
LE
DIPTÉRODON PLUMIER,
LE DIPTÉRODON NOTÉ ET LE DIP“
longalion arrondie ; et de petites écaüîes les recouvrent. La mâchoire inférieure est un peu plus longue que la supérieure ; une bande transversale d’une couleur foncée est située très-près de la nageoire de la queue .
LE DIPTÉRODON APRON »
ET LE DIPTÉRODON ZINGEL ^
TÉRODON HEXA.GÂNTOE.
On trouve parmi les manuscrits de Plumier la ligure du diptérodon auquel nous avons cru devoir donner le nom du voyageur naturaliste qui l’avoit découvert. Ce poisson a l’œil gros ; la mâchoire inférieure plus avancée que la supérieure ; des incisives comprimées, pointues, triangulaires, et placées à des distances égales Tune de l’autre ; chaque opercule composé de deux pièces, dont la seconde se termine en pointe , et dénué , ainsi que la tête proprement dite, d’écailles semblables à celles du dos ; des raies longitudinales.sur les joues ; des gouttes irrégulières sur les opercules; et des taches figurées comme de petites raies longitudinales sur le corps et sur la queue.
La patrie du diptérodon plumier est l’Amérique ; celle du noté est la mer qui baigne le Japon. Les opercules et la queue de ce diptérodon japonais sont tachetés de noir.
L’exacanthe ‘ habite dans le grand Océan équinoxial , où il a été vu par Gommerson, qui en a laissé un dessin dans ses manuscrits. Les naturalistes n’ont encore publié aucune description de cet hexacanthe, non plus que du diptérodon plumier.
Deux ou trois pièces composent chaque opercule de l’hexacanthe ; la dernière de ces pièces est terminée par une petite pro-
I. Le mot hexacanthe [six aiguillons] désigna le nombre de rayons aiguillonnés qui composent la première nageoire du dos. Le nom générique diptérodon rappelle les deux nageoires du dos, et la forme des dents assez semblables à celles d’un grand nombre de spares : Siÿ en grec, Wit jÿrç dwo-j UTSOi§ nageoire i el dent,
L’apron a la tête large ; l’ouverture de la bouche est placée au-dessous du museau, petite, et en forme de croissant; chaque narine a un double orifice ; une seule plaque ou lame compose chaque opercule ; l’anus est plus près de la tête que de la caudale , qui est fourchue. La couleur générale est jaunâtre, le dos noir, le ventre blanc ; trois ou quatre bandes transversales et noires relèvent le ton de la couleur générale ; et les nageoires sont jaunes.
L’apron habite dans le Rhône et dans d’autres rivières de France, en Allemagne, , et particulièrement dans quelques lacs et dans plusieurs rivières de la Bavière , dans le Wolga et dans le Jaïk, qui portent leurs eaux à la mer Caspienne. Il parvient à la longueur de deux ou trois décimètres. Ses œufs sont petits et blanchâtres ; il les dépose ou les féconde au commencement du printemps ; et c’est alors qu’on le pêche avec
1. 4 rayons aiguillonnés et 8 rayons articulés à j la nageoire de l’anus du diptérodon 1 plumier. j
dS rayons à la nageoire de la queue. ,|
10 rayons à chaque pectorale du diptéro- I don noté.
1 rayon aiguillonné el 5 rayons articulés à la nageoire de l’anus.
14 rayons à celle de la queue.
7 rayons â chaque pectorale du diptérodon hexacanthe.
6 rayons à chaque thoraeîne.
9 rayons à la nageoire de l’anm.
12 rayons à la caudale.
1. Zindel , en Suisse ; slrœber, pfeiferl, slrœber bach, en Allemagne ; alabuga, en Tartarie ; berschik , chez les Calmouques,
2. Cingle, dans quelques contrées de Frauc'ê ; hoit'z-f eu Hongrie,
LE DÎPTÉRODON APRON.
des fiiets ou à l’hameçon, parce que, dans toute autre saison , il se tient presque toujours au fond de l’eau. On le prend cependant quelquefois pendant l’hiver, au-dessous des glaces. Il se nourrit d’insectes et de vers. Il arrive souvent qu’en les cherchant dans la vase il avale un peu de limon; et comme ce limon est mêlé avec dos paillettes d’or dans quelques-unes des rivières qu’il habite, on a trouvé dans son estomac de ces paillettes métalliques; et c’est ce qui a fait dire au vulgaire des pêcheurs, dans certaines contrées, qu’il se nourrissoit de molécules d’or. Sa chair est saine et de bon goût. Il perd difficilement la vie, lorsqu’il est retenu hors de l’eau ; et voilà pourquoi on peut facilement le transporter d’une rivière ou d’un étang dans un autre sans le faire périr, surtout lorsque la température de l’atmosphère n’est ni trop froide ni trop chaude.
Le zingel a la tête grosse et aplatie de haut en bas ; l’ouverture de la bouche large et placée au-dessous du museau; le palais garni, comme les mâchoires, de dents pointues ; la langue dure et un peu libre dans ses mouvemens; chaque narine garnie de deux orifices; ces orifices et les yeux situés dans la partie supérieure de la tête ; l’opercule formé d’une seule pièce ; les écailles dures, dentelées, et fortement attachées à la peau ; la couleur générale jaune , avec le ventre blanchâtre , des taches et des bandes transversales brunes.
On voit le zingel dans l’Allemagne méridionale, particuliérement dans le Danube, et dans d’autres rivières, ainsi que dans plusieurs lacs de la Bavière et de l’Autriche. II présente souvent une longueur de quatre ou cinq décimètres, et son poids est aloi’s d’un ou deux kilogrammes. Sa chair est blanche, ferme, agréable au goût , facile à digérer. Ses habitudes ressemblent beaucoup à celles de l’apron. Il est néan-
moins vorace ; et , excepté le brochet .
presque tous les poissons qui vivent dans les mêmes eaux que ce diptérodon craignent de l’attaquer ‘ , à cause de la force de ses piquans et de la rudesse de scs écailles : aussi multiplie- 1 -il beaucoup, malgré la guerre que les pêcheurs lui font.
Le canal intestinal du zingel oITre trois cæcums ou appendices, et trois sinuosités. Scs œufs sont jaunes et de la grosseur des graines de pavot. La vessie natatoire est blanche , mais pointillée de noir.
LE DiPTÉRODON QUEUE- JAUNE.
Ck diptérodon a été observé dttns les mers voisines de la Caroline. Il a la tête argentée , et le corps parsemé de traits et de points noirs