‹ Œuvres du comte de LacépèdeChapitre 711 sur 731 · rayons à la membrane branchiale du lutjan écriture · texte numérisé non relu

rayons à la membrane branchiale du lutjan écriture

13 rayons à chaque pectorale.

1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoraciae.

LE LüTJAN ÉCRITURE.

Le lutjan deux-dçnls habile dans l’Océan atlantique boréal , et par conséquent dans une mer bien éloignée de celle dans laquelle on a observé le lutjan selle. Il n’y a qu’un seul orifice à chaque narine du premier de ces deux poissons; cette ouverture est très-proche de l’œil. Une tache noire marque la base de chaque pectorale; chaque écaille montre une petite raie longitudinale, et d’un jaune pâle.

LE LUTJAN MARQUÉ,

LE LUTJAN LINKE , LE LUTJAN SU-

ItlNAM LE LUTJAN VERDATRE,

LE LUTJAN GROIN ET LE LUTJAN

NORWiGlEN.

Le marqué n’a qu’une rangée de dents serrées et pointues à chacune de ses mâchoires; sa langue et son palais sont lisses; chaque narine n’a qu’un orifice ; les Indes orientales sont sa patrie.

Bloch, qui a décrit le premier le lutjan linke, a donné à ce poisson le nom de M. Linke son ami, de qui il avoit reçu un individu de cette espèce ; mais il ignoroit dans quelles eaux cet individu avoit été péché.

Le lutjan Surinam, dont la patrie est indiquée par le nom que porte ce ihoracin, a la langue lisse , mais le palais rude au tou-

d5 rayons h la caudale.

18 rayons h chaque pectorale du lutjan chinois.

à chaque ihoracine.

17 rayons à la nageoire de la queue.

ISravons h chaque pectorale du lutîan pique.

1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés â chaque thoracine.

18 rayons h la caudale.

6 rayons à la membrane branchiale du lutjan selle.

19 rayons à chaque pectorale.

1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine.

16 rayons à la nageoire de la queue.

5 rayons h la membrane branchiale du lutjan deux-dents.

13 rayons à chaque pectorale.

1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine.

15 rayons à la caudale.

1. Stem kahlkopf -par les Allemands; itcmkaal hop , par les Ilollandais,

cher; chaque opercule composé de trois pièces ; les nageoires bleues ; et la caudale rouge dans sa partie supérieure *.

Ou ne doit pas oublier de remarquer, sur le lutjan verdâtre , la forme de la dernière pièce de chaque opercule , qui se termine en pointe ; les raies violettes qui régnent sur la tête , les côtés , la dorsale et l’anale; ni les deux bandes transversales, étroites, courbes, et d’un violet plus ou moins foncé, que l’on peut voir sur la caudale.

Le palais et la langue du lutjan groin sont doux au toucher, et ses nageoires courtes.

Le lutjan norwégien a aussi sa langue et son palais très-lisses; une petite membrane s’avance un peu au-dessus de chaque œil de ce poisson ; une humeur gluante sort des pores que l’on peut compter auprès de cet organe ; les rayons aiguillonnés de la dorsale sont garnis chacun d’un filament ; une nuance bleue distingue les pectorales et les Ihoracines ; l’anale et la caudale sont violettes à leur extrémité.

1. 5 rayons à la membrane branchiale du Juljan marqué, rayons à chaque pectorale.

1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés h chaque thoracine.

16 rayons à la nageoire de la queue,

1/j rayons h chaque pectorale du lutjan linke.

1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés h chaque thoracine.

13 rayons à la caudale.

6 rayons h la membrane branchiale du lutjan Surinam.

16 rayons à chaque pectorale.

h chaque thoracine.

16 rayons à la nageoire de la queue.

5 rayons S la membrane branchiale du lutjan verdâtre.

12 rayons à chaque pectorale.

1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine.

16 rayons à la caudale.

5 rayons k la membrane branchiale du lutjan groin.

12 rayons k chaque pectorale.

1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine.

15 rayons à la nageoire de la queue.

5 rayons h la membrane branchiale du lutjan norwégien.

14 rayons à chaque pectorale.

1 rayon aiguillonné et 5 rayons artÎGüIés h chaque thoracine.

16 rayons à Iq caqdaie»

LE LÎJTJAN JOÜRDirV,

le LUTJAN JOüRDIN

EL LUTJAN ARGUS, LE LUTJAN JOHN, LE LUTJAN TORTUE, LE LUTJAN PLUMIER ET LE LUTJAN ORIEN- TAL.

Le lutjan jourdin a beaucoup de rapports avec le lutjan polymne. Son palais et sa langue sont dénués de petites dents, mais son gosier en est entouré. Les deux pièces de chaque opercule sont dentelées et la postérieure l’est profondément. Les deux côtés de la caudale sont blancs, de manière à faire présenter, par la couleur brune du milieu de cette nageoire , la figure d’un fer de lance. On voit aussi sur le haut de la partie postérieure de la dorsale une teinte blanche qui se réunit et se confond avec la seconde bande transversalcv Yalentyn, qui a donné le premier un dessin de ce beau poisson que l’on trouve dans les eaux de l’île d’ Amboine , dit que ce thoracin parvient à la longueur de deux ou trois décimètres, et que les reflets dorés dont il brille jettent un tel éclat , que , lorsqu’on voit plusieurs individus de cette espèce nager ensemble , ils offrent un petit spectacle des plus agréables.

L’argus est remarquable par ses taches brunes en forme de cercle ou d’anneau, et par conséquent un peu semblables à une prunelle entourée de son iris ; il a d’ailleurs sur la tête et sur les nageoires d’autres taches de la même couleur, rondes, mais plus petites, et non percées dans leur centre. Les deux mâchoires de ce poisson sont garnies de dents aiguës et égales.

Le lutjan john a reçu de Bloch le nom qu’il porte ; et ce savant naturaliste le lui a donné pour exprimer sa reconnoissance envèrs son ami , le missionnaire J ohn , qui lui avoit envoyé un individu de cette espèce. Ce thoracin vit à Tranquebar. Il a la chair blanche et de bon gioût. La mâchoire supérieure est garnie de dents aiguës et séparées les unes des autres , parmi lesquelles deux attirent l’œil par leur longueur. L’orifice de chaque narine est double. Chaque opercule est terminé par une prolongation pointue. Une partie de la caudale est couverte de petites écailles. Cette même caudale , les pectorales et les thoracines, sont rouges,

Doi)prl Ixmd , par les Allemands,

LAci'i’i'.nE. 11.

pendant que le bleu cl l’orangé distinguent la dorsale et la nageoire de l’anus *.

On trouve dans le Japon , aussi bien que sur la côte de Coromandel , le lutjan tortue. Ses écailles sont grandes ; et son crâne a paru assez dur au naturaliste Bloch pour qu’il ait cru devoir désigner la manière d’être de cette boîte osseuse , par le nom de tortue qu’il a donné à l’animal.

Les nageoires du lutjan plumier sont rougeâtres, et, suivant le célèbre voyageur dont nous avons cru devoir lui faire porter le nom , sa chair est de bon goût et facile à digéi'Cr. On le pêche dans la partie de l’Océan atlantique qui entoure les Antilles,

L’oriental, dont la dénomination annonce qu’il habite les Indes orientales , a chaque opercule terminé par une prolongation an galeuse ; les pectorales , les thoracines et la caudale, rouges ou rougeâtres; la dorsale et l’anale rouges du côté de la tête , et jaunes vers la nageoire de la queue , sur laquelle on voit des taches noires et petites, ainsi que sur la nageoire du dos.

Bloch a publié le premier la description des six lutjans dont nous venons de parler.

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