IMPATIENCE D'UN RETOUR
AxuABUB espérance, Plaisir enchanteur, Renais dans mon cœur :
Chloéy ton absence Cause ma langueur ; Déjà mon ardeur Ressent la fureur De l'impatience.
Quand pourrai-je , hélas !
O toi que j adore, Mourir dans tes bras , Y mourir encore , Voir mouiller tes yeux De larmes charmantes ; Mordre, furieux, Tes lèvres brûlantes j Mêler nos soupirs, Brûler de désirs.
Et d'un trait de flamme , Jusques dans ton âme.
Porter mes plaisirs?
A MA FILLE
Dont j*avai» placé le portrait au-dessus du mien , on j*étais peint avec les attributs de la philosophie , des sciences et des arts, répandus de tous côtés par Mars et TAmonr.
Aux Dieux dont j'ai suivi la loi Je rapporte ces vains hommages , Et je place au-dessus de moi Le plus charmant de mes ouvrages.
4o8 pojésiEs
A LA MÊME
Le joar qa*eUe me quitte pour aller dans ses terres.
Mon cœur, percé par la douleur, Frémit de notre destinée :
Tu n'es plus pour moi qu une fleur Qui de sa tige est séparée.
A LA MÊME
Qni 8*amu8aît k la campagne k nous contrefiûre tons.
Quand tu mets tant de vérité A rendre chaque personnage , Quand, par un aimable assemblage, Tu nous fais voir les feux d'Hébé, La mine et les fleurs de son âge; Sur un jeune et charmant corsage , Dont tu fais un vieux dos voûté , Quand tu rends , avec liberté , Coquine ! tout mon clabaudage ; De Miss Pequi Fair de fierté.
De Brunette Fair hébété , De Nannette le rabâchage, De Betzy l'inutilité, Et Tair tantôt fou, tantôt sage;
De Vallan le joli langage , ~
De Zonzon Tair froid et glacé,
Et de maman l'air courroucé ,
Quand on la trouble en son ménage;
Enfin, quand tu fais bien tapage;
Par ta fine variété ,
Par ta grâce et ton badinage,
Tu dérides le front du sage,
Tu fais respirer la gaîté :
Ame de la société,
Plaire toujours est ton partage.