‹ Œuvres du Dr Jules GuérinChapitre 10 sur 14 · VII. — LES PARALYSIES ORGANIQUES ET LA MÉTHODE STIBÎO-DERMIQUE · texte numérisé non relu

VII. — LES PARALYSIES ORGANIQUES ET LA MÉTHODE STIBÎO-DERMIQUE

A. Théorie nouvelle de la méthode rasorienne. — i» La tolérance de l’émétique à hautes doses n’est pas, comme l’avait cru l’illustre médecin italien, l’effet d’une action contre-stimulante, mais la preuve de l’inertie organique produite par un certain degré de paralysie organique locale; 2® l’inflammation. c’est la paralysie organique, c’est-à-dire un certain degré de paralysie des nerfs ganglionnaires qui se distribuent à l’organe ou à la partie enflammée; 3° la chaleur, la rougeur, la tuméfaction et les- altérations de nutrition des parties enflammées né sont que des effets de cette paralysie, indûment et arbitrairement circonscrite à un mode d’action particulier des nerfs vaso-moteurs ; 4® l’application extérieure du tartre stibié à' hautes dosés sur les points correspondants aux oi%anes enflammés n’exerce

f ias une action révulsive : elle ne provoque point ou ne provoque la pustüation qu’après que la paralysie a’cédé à l’action du topique.

B. Les applications de la méthode stibio-dermique. — 1“ Aux arthralgies aiguës ; 2® aux localisations du rhumatisme articulaire ; 3® aux congestions goutteuses ; 4® aux douleurs pleurétiques et pleurodyniques, etc.; toutes ces applications confirment, par la cessation presque immédiate des accidents, la théorie de l’action de la nouvelle méthode.

Vin. — LA CAUTÉRISATION PONCTUÉE

A. Coup d’ceil historique sur les différents modes de cautérisation, depuis Hippocrate jusqu’à nos jours, dans leurs rapports avec la cautérisation ponctuée; action physiologique de la cautérisation ponctuée : ce nest pas la révulsion, mais la restauration de la vitalité affaiblie ou anéantie par la paralysie organique ; n’est pas suivie de suppuration. Ses principes, ses règles, son appareil instrumental.

B. Les .applications de la cautérisation ponctuée. 1° Aux atonies musculaires et ligamenteuses ; 2® aux paralysies incomplètes ; 3“ aux domeurs rhumatismales anciennes; 4® aux névralgies chroniques; o aœ rachialgies, 6° aux épanchements chroniques articulaires et viscéraux; 7 aux engorgements lymphatiques; 8® à la tuberculose pulmonaire et aux differentes localisations delà tuberculose; toutes formes morbides consiûerees comme des effets chroniques de la paralysie organique.

œuvres du docteur JULES GUÉRIÎJ.

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