‹ Œuvres du seigneur de CholièresChapitre 22 sur 41 · DEUX SONNETS · texte numérisé non relu

DEUX SONNETS

DU SnCNEUR DE HONTESSUTT AU SEIGNEUR DE CHOLIERES

DIEU VOUS gard, ce matin, neuf fraisches matinées. Que Dieu vous doint bon jour, et à yons, matimers, Qui, durant neuf matins, fustes les jardiniers Du parterre où on dit qu'elles furent dressées.

O neuf matins heureux, vous aussi, neuf journées. Neuf fois je vous bénis de ce qu'aux mariniers Du flot Âonien, pour n'estre casaniers.

Vous avez estalé de si riches danrées.

Je les sens ja quitter la ville pour fréter

Leurs vaisseaux ; ils voudroient ja leurs ancres jetter

Sur le bord matinier, lequel flotte la rive

Du Lycée françois. Ce qui peut contanter Un mortel, je vous puis (Matinées) vanter Que vous le luy livrez : hé ! qu'avec vous je vive 1

SONNET

DU MESMES A l'aUTHEUR

CE n'est pour vous flatter que si fort je pubiie Vos plaisirs matiniers; du proffit j'y reçois : Telle part y auront les naturels François, Qui selon vostre estât sçauront reigler leur vie.

Vous nous donnez de Tor, du fer, la main polie Des diserts advocats, et, si ne me déçois.

Vous voulez repurger l'Estat, à ceste fois.

Des brouillis nourrissiers de la chiquanerie.

Ayant médecine nos corps, vous ordonnez

Vos saincts status nociers; les reigles vous donnez

Quand, comment, avec qui, l'accouple conjugale

Se fait, et ne se fait : ainsi en bannissez Les jaloux, les chastrez et ceux qui, hérissez De froid, sont esclopez de leur humeur vitale.

AN NOVA SEDAS GEMO?

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