SUR LE SINGE DU FEU ROI DE POLOGNE
Kj es climats ne l'ont point vu naître , Et par un coup du sort il tomba dans nos mains j
Mais, par son amour pour son maître, Jacot est devenu le singe des Lorrains.
MADRIGAL
JLe tendre amour se blesse
De sermens indiscrets;
Ne l'enchaînons jamais,
Pour le garder sans cesse.
Avec nos feux , Avec nos vœux,
Qu'il finisse ou qu'il dure; Qu'il renaisse à chaque moment :
Mais qu'il renaisse librement ; Car, dès qu'on songe à son serment,
On est déjà parjure.
VERS
POUR L INVITER A VENIR DANS UNE CAMPAGNE QUE SA SOEUR AVAIT MEUBLÉE POUR LE RECEVOIR.
c rince, venez ici passer des jours sereins;
Ne dédaignez point un asile Que l'amitié para de ses modestes mains. L'intrigue de la cour, le fracas de la ville , Font pour vous enchaîner des efforts superflus ; Des goûts plus innocens, un bonheur plus tranquille,
Conviennent mieux à vos vertus.
Les fleurs et les moutons qu'on trouve en nos retraites,
Valent vos dames , vos seigneurs :
Bien de ces messieurs sont des bétes,
Peu de ces dames sont des fleurs.