CHANSON A MADAME DE L
A qui madame de L***, sa grand'mère, et tante de l'auteur, avait donné pour étrennes un fichu de lourière et un lablier de cuisinière garnis de dentelles.
Air : Philis demande son portrait.
J'applaudis à l'emploi nouveau
Qu'on donne à ma cousine ; Jamais aussi friant morceau
N'entra dans la cuisine :
Elle aurait tort de répugner
A l'état qu'elle embrasse ; C'est où le bon goût doit régner
Qu'elle est mieux à sa place.
On sait que des goûts délicats
Son goût est le modèle ; Ceux même qui ne le sont pas
Le deviendraient pour elle ; Mais , ma tante, on vous avertit,
Que votre cuisinière Ne sait qu'éveiller l'appétit,
Et point le satisfaire.