‹ Œuvres. Éd. seule compléte, ornée de seize gravures et du portrait de l'auteurChapitre 43 sur 102 · CHANSON A MADAME DE L · texte numérisé non relu

CHANSON A MADAME DE L

A qui madame de L***, sa grand'mère, et tante de l'auteur, avait donné pour étrennes un fichu de lourière et un lablier de cuisinière garnis de dentelles.

Air : Philis demande son portrait.

J'applaudis à l'emploi nouveau

Qu'on donne à ma cousine ; Jamais aussi friant morceau

N'entra dans la cuisine :

Elle aurait tort de répugner

A l'état qu'elle embrasse ; C'est où le bon goût doit régner

Qu'elle est mieux à sa place.

On sait que des goûts délicats

Son goût est le modèle ; Ceux même qui ne le sont pas

Le deviendraient pour elle ; Mais , ma tante, on vous avertit,

Que votre cuisinière Ne sait qu'éveiller l'appétit,

Et point le satisfaire.

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