‹ Œuvres. Édition critique avec notices et glossaireChapitre 9 sur 269 · V. 1278. — El qu'en/ans d'icy a Salins · texte numérisé non relu

V. 1278. — El qu'en/ans d'icy a Salins

La ville de Salins est intentionnellement choisie pour ces spéculateurs sur le sel.

V. 1280-81. — Or, par l'Ordre des Matheliiis, Telle jeunesse n'est pas folle.

Villon, suivant son habitude, équivoque sur le double sens de Mathelin et de fou. On disait également F Ordre des Mathurins et V Ordre des Mathelins (tnatto, fou, en italien). Ces deux vers sont écrits par antiphrase.

CXVIII. — Villon les envoie, ces trois pauvres orphelins, chez le pédagogue Pierre Richer. Toutefois le Donat, cette antique grammaire latine toujours en usage dans les écoles, est trop dure pour ces usuriers. Villon joue sur le sens de Donal (du verbe « donner »). Ce sera assez qu'ils sachent Ave salus, tibi decus ! fragment remanié d'une hymne à la Vierge, mais singulièrement détourné ici de son sens primitif.

V. 1282-83. — Si viieil qu'ili l'oisent a Veslude ; Ou ? sur niaistre Pierre Richier.

Me Pierre Richier était maître de pension qu'on appelait alors, pédagogie (Crévier, Hist. de F Université de Paris, t. III, p. 105 ; t. IV, p. 123). Il était maître en théologie, ainsi qu'il est désigné dans un acte passé apud Sanctum Matnrinuin, sous l'année 1455. ^^ tenait une bonne école, notabile pedagogitim (N. acq. lat. 1787, p. 9, pièce très fatiguée). C'est là que Villon envoie nos trois usuriers.

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