‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 209 sur 309 · Grébaut, Hymne à Ammon-ra. p. 165 et 166, note · texte numérisé non relu

Grébaut, Hymne à Ammon-ra. p. 165 et 166, note

CHEZ LES ANCIENS ÉGYPTIENS

soleil au moment de son apparition à l’horizon oriental du ciel. C’est pourquoi il est dit : « Salut à toi, soleil à l’horizon1, dieu Khepra se transformant lui-même; belle (est) ta lumière à l’horizon illuminant la double terre »2. Donc le soleil, au moment où il apparaît à l’orient, est assimilé au scarabée, au dieu Klieper, dieu symbolisant le devenir, la « transformation, l’apparition à la vie3 » ; c’est le soleil levant qui se transforme dans l’horizon. C’est à ce moment-là qu’il est dit être un beau disque de mafek, « d’émeraude », ce qui revient à dire, en langage de nos jours, qu’au moment où le soleil levant apparaît à l’horizon oriental du ciel, il est de la couleur d’une émeraude, puisqu’il se transforme, change de couleur ; de soleil de l’autre monde ou de la mort, il devient celui de ce monde-ci, des vivants. Notons encore, à ce propos, que le dieu Sébek est dit être un beau disque, disque de mafek, « d’émeraude » 4. Pour expliquer cette qualification, il faut se rappeler que, d’un côté, le crocodile, «, l’emblème des ténèbres que dissipe l’apparition du soleil, était consacré au dieu Sébek », et que, de l’autre côté, Sébek était assimilé à Horus, le soleil levant5, d’où il résulte qu’il y avait assimilation entre le soleil au moment de son apparition et le dieu Sébek. Par suite, à cause de la couleur du disque apparaissant, auquel il est assimilé, le dieu Sébek est qualifié un beau disque cl’émeraude.

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