‹ ŒuvresChapitre 44 sur 96 · L'ÉMOI · texte numérisé non relu

L'ÉMOI

Les bêches qui s'en vont aux champs Sur l'épaule des paysans, Au long des clos et des chaumières Brillent gaîment dans le matin Et, sous le ciel, ainsi que des miroirs lointains. Réverbèrent des carrés d'or de bougeante lumière. Le givre clair a disparu du sol; Une lente et douce fumée Monte, comme un encens nouveau, des cheminées; Le vol entrecroisé, le vol Des mésanges et des pinsons Frôle tantôt les toits et tantôt les buissons; Au bon soleil qui dans les murs pénètre, Volets claquants, on ouvre les fenêtres; Et les bons vieux quittent le coin du feu; Pour la première fois, depuis longtemps, leur pipe, Rouge tulipe.

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Brûle el lleuriL sous un ciel bleu.

Un va-el-vicnt de pas trouble les mélairies, Les servantes se chamaillent el les coqs crient; Et lout là-haul, dans ses greniers, Le jeune et vigilant fermier Trie avec soin et partage ses graines; Il les verse de main en main.

Souffle dessus.

Et son esprit et ses regards tendus Vers les demains Voient se lever déjà les récoltes prochaines.

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