ET LE PATRIOTE FRANÇAIS
Paris, le 26 juillet ^792.
Le libelliste qui barbouille avec de la fange et du sang les premières pages du Patriote français*^ a pris aujourd'hui un ton de victoire et de menace trèsremarquable, et plus digne de mépris que ses autres bêtises et insolences journalières. Il promet de pulvériser la doctrine parricide des Suppléments. Il est bien clair que cet homme n'entend point par pulvériser réfuter avec des raisonnements et avec des preuves : si c'était là ce qu'il entend, il aurait au moins essayé de jmlvériser les arguments de ceux qui, ayant dévoré l'ennui de lire ses fastidieux bavardages, et le dégoût de les citer, l'ont sans cesse opposé à lui-même, et ses adulations pour les despotes à ses adulations pour la populace, sa férocité royaliste à sa férocité démagogique, et, à l'aide de ce parallèle, lui ont assuré une place parmi les imposteurs les plus lâches et les plus versatiles qui aient jamais rampé autour de la puissance, et trafiqué de leur plume et de leur infamie. Les piques, les assassinais,
1. Ils furent en eiïet rappelés au ministère le 10 août 1792.