‹ Œuvres en prose, précédées d'une notice sur le procès d'André Chénier et des actes de ce procèsChapitre 146 sur 160 · Publiée, le 7 mars, dans le Journal de Paris · texte numérisé non relu

Publiée, le 7 mars, dans le Journal de Paris

2. La nouvelle lettre dont Marie-Joseph parle ici ne nous paraît pas avoir jamais parue dans les journaux. Nous l'avons cherchée en vain.

(B. de F.)

3. Cette pétition fut publiée dans presque tous les journaux, entre autres dans le Moniteur el le Patriote français du :28 mars, et dans le Courrier français du 29. Elle avait été présentée, le samedi 24 mars, à la municipalité. « Samedi dernier, dit le Courrier français, plusieurs citoyens se sont présentés à la municipalité. A leur

Champ-de-Mars, où leur résistance au despotisme a préparé le règne de la loi ; bientôt ils embrasseront leurs frères darmes, ces braves ^^ardes-françaises, dont ils ont partagé la désobéissance héroïque.

Une bienfaisance fraternelle et des honneurs éminents acquitteront, envers les soldats de Chàteauvieux, la dette que la patrie a contractée. Ainsi, les efforts du civisme seront à jamais encouragés. Cette fête touchante sera partout l'effroi des tyrans, l'espoir et la consolation des patriotes; ainsi, nous prouverons à l'Europe que le peuple n'est pas ingrat comme les despotes, et qu'une nation devenue libre sait récompenser les soutiens de sa liberté comme elle sait frapper les conspirateurs jusques sur les marches du trône.

De nombreux citoyens nous ont chargés auprès de vous d'une mission qiie nous remplissons avec confiance et avec joie. Ils vous invitent, par notre voix, à être témoins de cette fête, que le civisme et les beaux-arts vont rendre imposante et mémorable. Que les magistrats du peuple consacrent, par leur présence, le triomphe des martyrs de la cause du peuple ; ils ont conservé dans les fers cette liberté intérieure et morale que tous les rois ne peuvent ravir. La patrie a gravé sur leur chaîne le serment de vivre libre ou de mourir, comme elle l'a gravé sur les épées et sur les piques nationales, comme elle l'a gravé dans vos cœurs, dans les nôtres et dans ceux de tous les vrais Français.

Marie-Joseph Chénier, Théroignf, David, Hion, etc.

tête étaient M. Chénier et mademoiselle Tticroigne. Ils ont clé introduits dans la salle où le corps municipal lient ses séances, et ils ont parlé ainsi : (Suit la pétition). Celte pétilion acte vivement applaudie. Le corps municipal s'est empressé d'accueillir l'idée qui lui était présentée par ses concitoyens, et il a pris en conséquence l'arrêté suivant: (Suit l'arrêté). Dans celte même séance, il a clé lait la motion de faire disparaître de la salle du conseil général de la Commune les bustes de MM. de Lafayette et Bailly; mais la proposition a été rejelée à une majorité de cinquante-huit voix contre quarante. Etc. >

(B. de F.)

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