‹ Œuvres en prose, précédées d'une notice sur le procès d'André Chénier et des actes de ce procèsChapitre 2 sur 160 · N» IV · texte numérisé non relu

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D'ANDRÉ CHÉNIER m

son ^. En même temps qu'André se trouvait ainsi sous les verrous, son frère, Sauveur Ghénier, ex-adjudant général, chef de brigade à l'armée du Nord, avait été arrêté en Picardie par André Dumont, amené à Paris et écroué à la Conciergerie , où il fut interrogé par Dobsent, juge au tribunal criminel, le 6 prairial.

M. de Chénier père adressa à la commission populaire instituée par décret du 23 ventôse, an II, et chargée de l'examen des détentions, un mémoire pour obtenir l'élargissement d'André 2. Mais André allait être traduit à l'improviste devant le tribunal révolutionnaire, et sa mort prévint la décision de la commission.

On avait compté, pour vider les prisons encombrées, sur cette commission, mais elle procédait trop lentement. On arriva plus rapidement au même résultat en imaginant une conspiration des prisons. On fit tout simplement un crime aux prisonniers de n'être pas satisfaits de leur captivité et de souhaiter la délivrance, et de ce seul chef on les jeta par fournées à l'échafaud.

Le premier acte de cette odieuse machination fut le rapport du 3 messidor, signé Herman, et adressé au comité de salut public au nom de la commission des administrations civile, police et tribunaux 3. Le comité de salut public prit à la date du 7 messidor un arrêté conforme. La commission se mit activement à l'œuvre. Un premier rapport sur une

t. No VII. ^

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