XXXII LE PROCÈS
de la maison, a repondu que rien n'étoit plus faux et qu'il ne connoissoit pas la ditte femme et a signé.
Faro, g. m. Allain.
De suitte avons interpellé le concierge sur divers questions que nous avons cru devoir lui faire.
A lui demandé quel est Tordre qui s'observe dans la maison s'il a soin de faire des visites continuelles a leffet de retirer toutes armes, couteaux, sizeaux, rasoirs outils tranchants comme le veut l'arrêté du comité de sûreté général.
A r. que depuis la visite faite par les administrateurs * il a oté à tous les détenus arrivans dans cette maison tout ce dont il est question, que quant à la visite qu'il a fait dans la chambre il a cru devoir leur laisser à chacun un couteau cassé que cependant il n'y avoit qu'un couteau que par cinquante personnes.
A lui demandé s'il avoit connoissance qu'il y eut quelque conspiration d'hourdy dans la maison , qu'elle démarches il a fait pour s'en assurer et instruire l'administration, et pourquoi les communications par lettres sont établis avec autant de facilité.
A r. qu'il n'a appris que par Manini qui écrivit au comité de sûreté général une dénonciation contre le nommé allain qui devait profiter d'une nuit sombre pour sévader, qu'à cet effet il fit posser deux sentinelles de plus à l'endroit indiqué par le nommé manini, qu'il en donnât avis au citoyen Bergot administrateur ', que quant à la correspondance s'il est parvenu quelques lettres ce n'a été qu'à la faveur de la nourriture, et que lorsque la table commune sera établie, toute communication sera invariablement interceptée.
1. Il fait allusion à la visite, suivie de perquisitions dans les cellules, faite en floréal, à Saint-Lazare, par des administrateurs de police. (B de F.)