ViRGtu:, Enéide, vu
Ceii qumdam nivei liquida inter nubila cycni, QHum sese e yastu refenxnt, et lomja canons Dant per colla modos.
Il se balance avec mollesse.
Souvent il plonge comme im trait; Caché sous l'onde il nage encore.
Et tout-à-coup il reparaît Plus près de celle qu'il adore.
Léda, conduite par l'Amour, S'assied sur les fleurs du rivage, Et le cygne y vole à son tour.
Elle ose sur son beau plumage Passer et repasser la main.
Et de ce fréquent badinage Toujours un baiser est la fin.
Le chant devient alors plus tendre. Chaque baiser devient plus doux ; De plus près on cherche à l'entendre, Et le voilà sur les genoux.
Ce succès le rend téméraire; Léda se penche sur son bras; Un mouvement involontaire Vient d'exposer tous ses appas; Le dieu soudain change de place.
Elle murmure faiblement ; A son cou penché mollement Le cou du cygne s'entrelace; Sa bouche s'ouvre par degrés Au bec amoureux qui la presse;
LKDA 365
Ses (loigls lontemoiit f'-garés Flattent l'oiseau qui la caresse; L'aile qui cache ses attraits Sous sa main aussitôt frissonne.
Et des charmes qu'elle abandonne L'albâtre est touché de plus prrs.
Bientôt ses baisers moins timides
Sont échauffés par le désir ;
Et précédé d'un long soupir,
Le gémissement du plaisir
Échappe à ses lèvres humides.
Si vous trouvez de ce tableau
La couleur quelquefois trop vive.
Songez que la fable est naïve.
Et qu'elle conduit mon pinceau ;
Ce qu'elle a dit, je le répète.
Mais elle oublia d'ajouter
Que la médisance indiscrète
Se mit soudain à raconter
De Léda l'étrange défaite.
Vous pensez bien que ce récit
Enorgueillit le peuple cygne ;
Du même honneur il se crut digne.
Et plus d'uu succès l'enhardit.
Les femmes sont capricieuses ;