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LA LOGE DES NEUF SŒURS

Loin de nous dormaient les tempêtes :

Dans ce temple à d'heureuses fêtes Les Muses invitaient leurs dis<iples épars.

394 MELANCiES

Ici naissait oiilre eux une amitié touchante. Ils s'unissaient pour plaire; et la Beauté présente Les animait de ses regards.

(Ju"oses-tu. profane Ignorance?

Que veut ton aveugle imprudence ?

Des Muses respecte l'autel :

Là fume un encens légitime.

Arrête; tu serais victime De ton triomplie criminel.

Mais sur la démence et l'ivresse Que peut la voix de la sagesse? Telles parfois, dans la saison Qui rend l'abondance à nos plaines, Du nord les subites haleines Brûlent la naissante moisson.

Vous ne gronderez plus, tempêtes passagères. Ainsi que le repos, les arts sont nécessaires.

Qu'ils renaissent toujours chéris.

La France à leurs bienfaits est encore sensible ; Et nos fidèles mains de leur temple paisiljle

Relèvent les noliles débris.

Amants des arts et de la lyre,

A ISAIJEY 3'Jo

L'Orient reitruiul sa clarté; Venez tous, et de la beauté Méritons encor le sourire.

Ici se jtlaisenl cunfundus Les talents, la douce iudulj^ence.

Les dignités et la puissance, Et les grâces et les vertus.

Amants des arts et de la lyre, L'Orient reprend sa clarté ; Venez tous, et de la beauté Méritons encor le sourire.

A ISAl^EY FAISANT MON PORTRAIT

Savant et pur, sage et brillaiit.

Sans recherche et non sans parure, Isabey d'une esquisse obscure Doit-il occuper son talent?

Je le vois, bravant la critique, Dans un coin du sacré vallon , Sur un vieux profil poétique User les crayuns d'Apollon.

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