A 31. DE F
Abjurant ma douce paresse.
J'allais voyager avec toi; Mais mou cœur reprend sa faiblesse :
Adieu, tu partiras sans moi.
Les baisers de ma jeune amante Ont dérangé tous mes projets.
Ses yeux sont plus beaux que jamais; Sa douleur la rend plus touchante.
Elle me serre entre ses bras, Des dieux imiilore la puissance, Pleure déjà mon inconstance.
Se plaint et ne m'écoute pas.
A ses reproches, à ses charmes.
Mon cœur ne sait pas résister.
Qui! moi je pourrais la quitter I Moi, j'aurais vu couler ses larmes. Et je ne les essuierais pas !
LE VOYAf.I-: M AN QUI-:
Périssent les lointains climats
Dont le nom causa ses alarmes!
Et toi, qui ne peux concevoir
Ni les amants, ni leur ivresse;
Toi, qui des pleurs d'une maîtresse
N'as jamais connu le pouvoir.
Pars; mes vœux' te suivront sans cesse.
Mais crains (rouldier ta sagesse
Aux lieux que tu vas parcourir ;
Et défends-toi d'une faiblesse
Dont je ne veux jamais guérir \
1. Voici comment cette pièce finissait dans la promiiTC ('dition :
Gémit et ne m'écoute pas.
« Viens, dit-elle ; un autre rivage » Nous attend au déclin du jour; » Nous ferons ensemble un voyage, » Mais, c"est au temple de l'Amour. »
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