‹ Œuvres facéticusesChapitre 123 sur 239 · De côté · texte numérisé non relu

De côté

). Roulant.

174 Baliverneries

par sous la poytrine, tient royde le jarret, se forçant le lever : mais rien. Pasquier, qui entendoit la ruse, laissant l'espaule, saisit seulement le bras, tournant voir s'il le pourra aucunement esbranler ; il le croche, tantost lui donne l'estrape S tantost lui baille la jambe, toujours le pié en l'air, tachant, s'il peult (mais nenny) luy mettre cul en çiron^, une fois l'esbranllant d'un costé, pour vistement le détourner de l'autre d'un tour de bras. L'autre, d'une mesme forme l'empoigne au travers du corps en' le levant, et en se voulant dérober de lui par une traisne, le laisse aller, non pourtant il ne veult tomber, il. en a fait serment. Il ne trouve cela ne beau ne honneste ; il aymeroit mieux avoir perdu un bon liard barré K Comment! dist Eutrapel, que veut dire toutcecy? ils ne tomberont donc ne l'un ne l'autre? se moquent ils des gens.f^ font ils cela tout exprès pour nous faire attendre? Par Dieu, je m'en iray : car je conw mence à avoir faim. Les pauvres diables menoient encore, cherchant les moyens de s'entracuUebuter. Il y eut quelque controverse pour une cheute, mais il fut décidé que le saut devoit pour le moins avoir trois quartiers : ils s'entr*empoignent, et de plus belle recommencent à escrimer des pieds. Les uns sont là qui disent : Donne luy du croc dehors ; l'autre : Poursuys ta prise; l'autre : Si c'estoit moy, il ne* m'ar-

1 . Le soulève pour le faire retomber comme dans le supplice de l'estrapade.

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